Blood Diary
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 Samuel E. Brooks

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Samuel E Brooks
La fougère
La fougère
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Messages : 15
Date d'inscription : 28/01/2013

MessageSujet: Samuel E. Brooks   Mar 29 Jan - 7:07


Nom : Brooks
Prénom : Samuel, Elliot
Surnom : Aucun. Pas d'amis, pas de surnom. Un temps on l'a appelé Elisa. Y'a une explication à ça, promis. Autre que "ma joueuse est cruelle et a un humour douteux".
Race : humain
Age : 25 ans
Groupe : Thorgan
Sexe : masculin
Statut : comptable
Sexualité : Non mais je ne vous permets pas.


Physique : Samuel n'est pas quelqu'un que l'on remarque, que ce soit de par son style vestimentaire ou sa carrure. En effet, il n'est pas très grand et a un poids relativement normal pour sa taille. Seule sa peau le démarque un peu de la masse. Ne prenant pas le temps de profiter du Soleil (ou de quoi que ce soit d'autre, d'ailleurs), il a un teint quasi diaphane sans pour autant être maladif. Quand il n'a pas de cernes dues à un travail un peu trop intensif.

Pour ce qui est de sa silhouette : il n'est pas très musclé mais assez sec... il ne fait pas de sport mais le stress compense. Il n'est pas vraiment fragile mais en donne parfois l'impression : il a l'ossature assez fine. On peut le remarquer surtout au vu de ses poignets et de ses mains, c'est comme si on pouvait les lui briser rien qu'en les serrant. Il a d'ailleurs naturellement l'air fragile car c'est quelqu'un d'un peu maladroit et qui vit à 200 à l'heure, on s'attend souvent à le voir craquer sous ses piles de dossiers mais il compense cette impression par une certaine vivacité dans les gestes et une démarche assurée, calée sur le métronome. Il confirme son air sévère avec ses tenues : chemise-cravate-pantalon droit. Invariablement. Pour lui, une tenue "relax", c'est quand il dessert légèrement la cravate, voire quand il enlève le premier bouton de sa chemise. Ce qui n'arrive que très occasionnellement, et en privé.

En ce qui concerne son visage, rien de bien extraordinaire. Il est fin et encadré par des cheveux châtains foncés, et plutôt en bataille : il a cessé d'essayer de les coiffer depuis un moment. C'est peut-etre la seule chose qui paraisse négligée, chez lui, d'autant plus qu'ils sont un peu longs. Mais il considère que s'en occuper serait une forme de coquetterie, il n'a vraiment pas le temps pour ça. Il a un petit menton, une bouche aux lèvres pâles qui n'esquissent que très rarement un sourire, un nez droit flanqué de lunettes rectangulaires à monture noire qui lui donnent un air très strict et une paire de sourcils toujours froncés... Pourtant il pourrait avoir un visage très doux, avec des lentilles pour qu'on voit ses jolis yeux gris un peu en amande, un simple sourire qui étirerait ses lèvres pleines, et un air un soupçon plus décontracté... mais non.


Caractère : Vous vous en doutez peut-être, Samuel n'est pas l'homme le plus sociable au monde. C'est un peu le cliché du comptable psychorigide qu'on ne déride qu'une fois l'année. Il est difficile de parvenir à le décoincer, et encore plus de gagner sa confiance. C'est un solitaire, en constant état de stress et relativement frigide. Il est toujours assez sec quand il parle, même s'il ne parle pas fort, et malgré une voix plutôt agréable bien qu'un peu cassée. En ce qui concerne ses relations amoureuses... et bien c'est le désert, forcément. C'est vraiment quelque chose qui ne l'a jamais intéressé, il n'a presque pas d'expérience dans ce domaine. Il ne voit en général pas quand on le drague puisqu'il ne voit tout simplement pas pourquoi les gens le feraient… ce qui en a découragé plus d'un. Bref, il garde ses distances.
Aussi, peu importe à qui il s'adresse, il fait toujours preuve d'une grande retenue, que ce soit avec son patron ou avec un SDF qui l'aurait harangué dans la rue. Même avec les individus qu'il considèrera comme louches. Et sachez qu'il est assez facile d'entrer dans cette catégorie. Sam juge vite et simplement : vous êtes du bon, ou du mauvais côté. La drogue, la paresse, la violence, la grossièreté, toute forme de perversion… tout est prétexte à vous balancer dans la deuxième classe. Vous ne ramassez pas l'étron de votre chien dans la rue, vous ne valez pas mieux que si vous aviez braqué une banque. C'est aussi pour ça qu'il n'a pas trop d’amis.

Mais voilà un portrait bien sombre de ce pauvre garçon. Il a tout de même quelques bons côtés. Il est d'une droiture inflexible, et pétri de principes dont on ne saurait lui faire démordre. Il a bon fond et n'enverra jamais quelqu'un se faire voir sans raison. S'il peut rendre service, il le fait, sans forcément exiger de contrepartie. Ce n'est pas une poire non plus, mais s'il ne voit pas de raison de refuser, il vous aidera. Sauf bien sûr, s'il estime que vous ne le méritez pas. Oui, c'est peut-être un peu un donneur de leçons. Mais revenons aux points positifs. C'est un grand travailleur, qui ne se plaint jamais, il est très honnête (sauf en ce qui concerne son passé, qu'il garde évidemment pour lui)... et c'est quelqu'un d'assez fort, moralement. Il en faut beaucoup pour le faire craquer. Oh, quand on sait ce qu'il ne supporte pas, on peut le pousser et il pourra finir par criser ou avoir un bug, mais ce n'est qu'une phase, le temps de prendre du recul et de trouver une solution. Il a toujours besoin d'un temps de réflexion avant d'agir. Mais non, ce n'est pas un robot.


Autres : En ce qui concerne ses gouts, Samuel est quelqu'un d'à la fois simple et compliqué. Il n'a absolument pas de gout de luxe et n'a jamais été capricieux mais du coup, il n'a aucune passion, et n'aime pas grand chose. C'est quelqu'un de très sobre qui vit avec le minimum sans ressentir de manque. Ce qu'il apprécie par dessus tout : le calme, et surtout l'ordre. C'est son côté maniaque. Il aime travailler, s'occuper, et dans l'ensemble qu'on lui fiche la paix. Par ailleurs, même s'il n'a jamais l'air bien content, il y a des choses qui le rebutent plus que d'autres : le bruit, les gens aux moeurs douteux, les gens futiles, ceux qu'il considère comme des parasites, qu'on s'approche un peu trop de lui, tout ce qui est sale...et tout ce qui lui fait perdre son temps comme être obligé de manger par exemple. Ce n'est pas quelqu'un de très gourmand. A part pour les fruits rouges, ça il aime bien. Mais il ne prend pas le temps d'en acheter.


Son passé :

CHICAGO


Arthur Tran et Merry D. Brooks se sont rencontrés au lycée, ils habitaient dans une petite ville près de Chicago. Pas très ambitieux mais très amoureux, ils avaient l'intention de terminer leurs études, trouver du travail et s'installer dans le coin. Mais un incident vint perturber leurs plans au cours de leur dernière année : Merry tomba enceinte. Elle était contre l'avortement, et prit la décision de quitter l'école pour s'occuper de l'enfant qu'ils appelleraient Jack. Après tout Arthur travaillerait et ils arriveraient bien à se débrouiller... la famille de la jeune mère, très légèrement "vieux jeu", décida de couper les ponts mais à ce moment-là le petit couple était solide, ils auraient pu être deux contre le monde entier, rien ne les aurait séparés. Ils étaient optimistes en ce qui concernait l'avenir, et leur aventure leur paraissait terriblement romantique. Plus tard, ils la raconteraient avec une tendre nostalgie à leurs enfants… Du moins, c'était le plan.

Arthur finit donc ses études sans pour autant aller très loin. Il avait envie de trouver du boulot vite, afin de déménager : vivre chez ses parents avec sa copine et leur bébé, ça devenait compliqué. Merry, qui s'ennuyait des sorties qu'elle aurait pu faire et plus généralement de la vie de jeune femme à côté de laquelle elle passait, tournait en rond dans la maison et se brouilla avec la mère de son compagnon. Ils durent donc vite quitter les lieux avant que ça ne devienne invivable. Ne trouvant pas de travail sur place, ils partirent à Chicago et en profitèrent pour se marier. Arthur finit par trouver du travail, mais ça payait tout juste le loyer et la nourriture... même s'ils habitaient dans un minuscule appartement et mangeaient la plupart du temps en conserve. C'était dur, mais ils étaient ensemble et leur petit garçon grandissait bien. Ils se disaient qu'ils finiraient par s'en sortir, que tout irait bien et de toutes façons, Arthur pensait vite obtenir une augmentation.

Mais l'augmentation ne venait pas. Et à la place, ils eurent un deuxième "incident". Le père était un peu réticent à le garder, ils avaient déjà pas mal de soucis... Merry fut choquée de l'apprendre, il était hors de question qu'elle "tue son bébé". Ils gardèrent donc l'enfant, encore un petit garçon, qu'ils appelèrent Ron. Même si tout n'était pas rose et que certaines tensions naissaient dans le couple, cet enfant serait élevé dans l'amour.

Néanmoins plus le temps passait, plus les promotions semblaient s'éloigner, et Arthur fut même forcé de changer de job pour quelque chose de moins stable, mais qui rapportait plus. Il était exténué en rentrant le soir, mais il retrouvait sa famille... bon, les enfants criaient beaucoup, sa femme allait comme d'habitude lui raconter sa journée de mère en lui faisant bien comprendre qu'elle vivait l'enfer, mais il les aimait. Parfois, il s'arrêtait tout de même au bar du coin, et prenait une ou deux bières, juste pour faire une pause. Evidemment, il y eut de plus en plus de "pauses", et elles s'allongeaient au fur et à mesure, au point qu'il arrivait au pauvre homme de ne pas rentrer chez lui. Au travail il ne s'en sortait plus, et se retrouva à la porte. Il fallut prendre un appartement moins cher. Il enchaina par la suite plusieurs emplois, parfois à la limite de la magouille, pour gagner de l'argent vite... mais ses plans tombaient à l'eau et lui dans l'alcool, de plus en plus. Ses enfants étaient turbulents, influencés par le climat peu serein qui régnait dans le foyer. Sa femme frôlait parfois l'hystérie quand il rentrait en titubant, et ils n'avaient plus beaucoup de bons moments ensemble... Et pourtant, ils réussirent à avoir un troisième enfant. Même Merry hésita cette fois à le garder, bien qu'elle soit farouchement contre l'avortement. Mais comme Arthur suggéra de mettre fin à la grossesse, sa femme s'indigna et ils gardèrent le rejeton. Elle avait un sacré esprit de contradiction, cette bonnefemme. Toujours est-il que le petit Elliot S. Tran allait voir le jour.

Quelle histoire, n'est-ce pas ? Et bien c'est seulement là que commence celle de notre héros, dans un contexte familial chaotique mais assez banal, dans un appartement quasi insalubre d'un quartier pauvre de Chicago.

Il n'y a pas grand chose à dire sur la petite enfance d'Elliot, c'était toujours pareil : ses deux frères l'embêtaient, sa mère criait tout le temps, son père buvait ou rentrait avec de nouvelles idées fumeuses pour devenir riche en quelques mois... Dans ce climat, il ne s'est jamais vraiment senti à sa place. Il était assez introverti, pas trop idiot mais plutôt chétif, quand ses aînés étaient costauds, sportifs mais assez limités et semblaient avoir hérité du gout de leur père pour les magouilles. Il n'avait rien en commun avec ces gens-là et plus le temps passait, plus ça se confirmait.

A l'adolescence, il avait quelques amis avec qui il trainait. Ils se retrouvaient souvent à l'appartement du grand frère de l'un d'eux, c'était une sorte de QG où ils fuyaient leurs maisons, écoutaient de la musique et à l'occasion fumaient un peu. C'étaient les seuls moments où Elliot se sentait à peu près bien quelque part. Quand vint l'époque où il ressentit l'envie de quitter le foyer familial, il n'en souffla pas un mot à ses parents, ni à ses frères. Il voulait finir ses études pour s'en aller vite. Mais ses géniteurs, qui le voyaient comme un garçon fragile, un peu attardé peut-être, refusaient de mettre de l'argent de côté pour l'envoyer dans une école... Les deux autres, ils avaient de l'avenir, c'était certain, mais celui-là... c'était plus une gêne qu'autre chose. Elliot n'était pas brillant en classe, certes, mais il travaillait et contrairement à ses frères, il avait compris que l'argent facile n'existait pas.

Comme il avait tendance à passer inaperçu chez lui, il filait et squattait de plus en plus dans l'appartement de ses amis. Ils ne faisaient pas grand chose, et fumaient assez (pas que des cigarettes pour certains) mais c'était toujours plus sain que de rester chez les Tran.
Peu à peu, à force de baigner dans le domaine de la drogue (sans en consommer lui-même toutefois), il comprit qu'il pourrait se faire un peu d'argent en dealant. Ce n'était jamais grand chose, et il ne le faisait pas sur de longues périodes... Et puis tous ses amis le faisaient plus ou moins... Jonglant entre ses petites affaires et son travail en cours, il parvint à décrocher une bourse et à mettre des sous de côté. Il put ainsi accéder à des études de comptable. Oh, pas dans une super école, et il ne chercherait pas à aller plus loin que la licence, mais c'était un bon diplôme et il était sûr de trouver du travail.

Tout semblait s'arranger pour lui... mais manque de bol, il finit par se faire coincer à vendre. Ca s'est passé bêtement, cette fois, ce n'était même pas lui qui dealait. Un de ses amis avait ouvert la porte à deux camés qui voulaient acheter. Il leur avait donc fourni ce qu'ils voulaient, sauf que les deux camés en question étaient flics. Elliot était là, ils l'ont arrêté avec les autres, et après une enquête, ils ont retrouvé de la drogue chez lui... Et voilà comment notre héros se retrouva à faire un an de prison. Le juge voulait faire un exemple.

En voyant la carrure du jeune homme (à l'instar d'un certain chanteur il était du genre "épais comme un sandwich SNCF"), on est en droit de penser que la situation allait être critique pour lui. Mais c'est là que son côté introverti lui sauva la vie. Il ne faisait confiance à personne, ne parlait quasiment jamais, ne se mêlait que de ses affaires et semblait toujours avoir cette expression impassible. Personne ne savait pourquoi il était là et on s'en méfiait un peu. Son compagnon de cellule fut le seul qui parvint à peu près à l'apprivoiser. Il s'appelait Miles, était tatoueur et parlait pour deux, ce qui arrangeait Elliot qui n'avait plus besoin de répondre que très occasionnellement. Miles avait quelques années de plus que lui, il était tombé pour vol à main armée. Et dès qu'il serait sorti, il recommencerait probablement. Il n'était pas de ces gens qui apprennent de leurs erreurs. Il fut en tout cas un protecteur pour Elliot, car il était assez respecté parmi les détenus.

En y repensant, le délinquant était tout ce qui rebute notre héros en temps normal : bruyant, pas très bosseur, impulsif, un peu envahissant, belliqueux... Mais bizarrement, Elliot le tolérait. C'est pourquoi il ne se fâcha que vaguement quand Miles apprit que ses deux prénoms étaient Elliot et Samuel…et qu'il les contracta pour former le surnom d' "Elisa".

Ils finirent par s'attacher, un peu comme deux frères. Elliot se fit à cette vie de détention, et ne se posait plus de question quant à son avenir, il aurait du mal à trouver du boulot après ça... Ce fut la seule période de sa vie où il se laissa un peu aller : il accepta que Miles lui tatoue le surnom idiot dont il l'avait affublé sur la hanche, "en souvenir", puis il rendit quelques services à des détenus pour des cigarettes ou un bouquin.
Un jour, l'un des types l'accusa de ne pas l'avoir payé, et ils commencèrent à se battre. Elliot ne faisait pas le poids. Qu'est-ce qui lui avait pris de se laisser entraîner là-dedans ? Bonne question. Ça ne lui ressemblait pas. Mais les mois qu'il avait passés là l'avaient un peu changé. Ou blasé. Finalement, ça, ou la maison familiale… à quoi bon se défoncer pour bien faire si finalement, on n'en tirait rien ? Tant pis s'il se faisait des ennemis. Tant pis s'il avait des problèmes avec les matons. Tant pis si en sortant, son avenir était sombre. Tant pis. Il accusait les coups sans parvenir à en rendre. Ça n'allait pas être bien long, à ce rythme...
C'est alors que son compagnon de cellule arriva pour le sortir de là. Il passa littéralement le type à tabac, le laissant dans le coma. Quand les gardiens arrivèrent et voulurent savoir qui avait commencé, Miles prit toute la faute sur lui, mettant Elliot complètement hors de cause.
Quand notre héros, qui était un peu sonné, comprit que si son adversaire ne se réveillait pas, et que Miles venait intentionnellement de gagner un long séjour de plus au pénitencier, il ne put s'empêcher de se mettre en colère.

"- Mais faut être idiot !! Il te restait qu'un an ! Pourquoi t'as fait un truc aussi bête ??
- Parce que t'aurais jamais fait le poids, et que toi, il te reste que trois semaines... " lui avait calmement répondu son aîné dans un sourire amusé et peut-être un peu triste à la fois.

Elliot resta sans voix. Il avait presque oublié qu'il était si près de sortir. Comme il n'avait créé aucun problème et n'avait été impliqué dans aucune bagarre, il n'avait qu'un an à purger. Miles venait de troquer sa propre liberté contre la sienne. Tous ce qu'il lui demanda en échange, ce fut de ne pas faire comme lui et de vivre mieux une fois dehors. Le tatoueur savait que le plus jeune n'avait pas sa place en prison, et qu'il pouvait s'en sortir, il avait bon fond. Elliot lui promit de se reprendre. Et il le fit, s'imposant des règles de vie très sévères.


AVES


Quand il sortit, il se fit donc oublier. Il changea de nom ; de pas grand chose, certes, il reprit le nom de famille de sa mère et changea l'ordre de ses prénoms, mais ça suffisait pour prendre un nouveau départ, dans une nouvelle ville loin de tout ça.
Il s'installa alors à Aves où il trouva un emploi de comptable dans une grosse boite. Il continua un peu d'étudier chez lui, quand il avait le temps. Il se plongeait dans son travail à 100% et s'était tracé une ligne de conduite très stricte, toujours valable à l'heure qu'il est. Il voulait oublier ce qu'il avait déjà vécu, à Chicago. On peut dire que c'est là que naquit le Samuel coincé qu'on connait.
Il menait donc une petite vie tranquille ponctuée de brèves rencontres, plus ou moins mémorables.

Jusqu'à ce qu'un beau jour, il reçoive une étrange lettre.

"Cher M.Tran…"

Ça commençait très mal. Ce n'était plus son nom depuis un moment, tout cela appartenait au passé. Il retourna l'enveloppe. C'était envoyé du pénitencier où il avait passé un an. Il tourna les yeux, instinctivement, regardant à droite et à gauche, même s'il était seul dans son appartement. Il lâcha la missive sur son bureau pour s'y appuyer, se frottant les yeux. Il sentit son coeur faire un bond et sa gorge se nouer tandis que les souvenirs refaisaient surface. Il marqua un temps avant de reprendre la lecture, et l'anxiété laissa place à la perplexité. Ses sourcils se froncèrent.
Il s'agissait de Miles. Il fallait qu'il aille récupérer des affaires à lui. Sans plus de précision. C'était perturbant.

Le lendemain, Samuel alla au travail. Le surlendemain aussi. C'est seulement le week-end qu'il partit pour récupérer ces fameuses affaires. Il tenait à Miles, mais n'avait pas l'intention de le revoir. Ça ne faisait pas parti de leur accord tacite. Mais que s'était-il passé ? Était-il arrivé quelque chose au tatoueur ? À cette idée, il ravala sa salive.

En arrivant, il ne supportait plus le suspens et fut un peu sec à l'accueil. On lui remit une adresse, et une clé. Et on le remercia. Ce fut tout. C'était frustrant. Samuel chercha à comprendre, évidemment, il demanda des explications, mais n'eut droit qu'à de vagues informations peu utiles. Ce qu'il devait récupérer n'était plus à Chicago, mais à Midnights. Etrange. Le petit comptable aurait pu laisser cela de côté. Comme il l'avait fait jusque là. Il n'était pas curieux, par essence. Mais les jours passèrent, et il ne pouvait s'empêcher de se demander ce qui avait pu arriver. Il se renseigna, chercha, passa des appels. Et ce qui le piqua, le poussant à chercher réellement, fut qu'il ne trouva rien de consistant. Il ne put même pas soulever la moindre théorie cohérente. Un fois, Miles aurait été transféré. Une autre, il était mort. Quelque chose était louche. Le tatoueur n'avait pas de famille, Samuel le savait. Personne pour le réclamer. Oui, quelque chose clochait, mais le petit brun mettait ça sur le compte d'une administration défaillante. Toujours est-il qu'il aurait le fin mot de l'histoire.

Finalement, il partit pour Midnights. Voir ces fameuses affaires, et creuser un peu. Il avait les coordonnées d'un box de stockage et une clé. C'était tout ce qu'il avait, d'ailleurs. C'était une espèce de conteneur, dans un entrepôt. Il ouvrit pour découvrir ce qui lui avait laissé Miles. Il trouva quelques fringues, des photos, des babioles, rien de précieux, le tout dans des valises. Et deux armes, sous l'un des pulls. Le comptable s'était redressé. Pourquoi lui laissait-il ça ? On aurait dit qu'il y avait là tout ce que le tatoueur possédait. Était-ce un leg ? Pourtant, pas d'avis de décès, rien ne laissait entendre que ça avait pu arriver. Et ces armes ? Comment avait-il pu les garder jusque là ? Il abandonna tout sur place.

Il dormit à l'hôtel et revint le lendemain. Tout était là… Sauf les revolvers. Il avait pourtant bien fermé, il s'en souvenait. Et rien n'avait été forcé. Tout cela était de plus en plus trouble. Il devait y avoir une explication. Il alla s'adresser à la police, mais ne pouvait pas préciser qu'il avait perdu des armes probablement non déclarées… Il resta donc évasif, mais n'obtint encore aucun résultat. Finalement, son séjour prit fin, et il rentra à Aves.

Pendant un temps, il engagea un détective pour chercher pour lui, à Midnights, mais il abandonna l'enquête trop peu fructueuse. Le comptable en paya un autre. Puis un troisième. Mais les rendez-vous n'étaient pas pratiques, ce n'était tout de même pas la porte à côté. Pourquoi ne lâchait-il pas l'affaire ? Parce qu'il s'agissait de Miles, celui qui lui avait offert cette nouvelle vie. Ce n'était pas un exemple, certes, mais ça avait été l'homme qui lui avait été le plus bénéfique dans toute son existence. Il lui devait tout. Il ne pouvait pas le laisser disparaitre ainsi. Et s'il était décédé, il avait droit à une sépulture décente. Ou au moins que quelqu'un soit au courant. Cette investigation ne lui prenait que peu de temps, au départ, mais plus ça allait, plus il perdait son temps au téléphone, ou à faire des allers-retours… Certains week end, il retournait même jeter un oeil au box de stockage. Les affaires ne bougeaient plus, mais il n'osait pas y toucher pour autant.


MIDNIGHTS


Finalement, il se dit qu'il pouvait travailler partout, et se renseigna pour s'installer à Midnights. Un ancien camarade de cours y habitait, et le tint au courant quand un poste se libéra dans une grande entreprise pharmaceutique. Samuel quitta donc Aves un peu rapidement, laissant ses nouvelles coordonnées à la concierge pour qu'elle puisse renseigner d'éventuels visiteurs. Bien que cette vieille bique serait capable de ne pas le faire, juste pour être désagréable. De toutes façons, il n'avait pas d'ami à proprement parler, personne ne lui rendait visite. Mais la radoteuse pourrait peut-être au moins lui renvoyer d'éventuels courriers. Il se promit toutefois de régler toutes les affaires qu'il avait laissées en suspens à Aves, en temps voulu. Il n'y en avait pas tant que ça, de toutes manières.

Bref, il est parti reprendre sa vie monotone à Midnights. Un peu moins monotone tout de même puisque peu à peu, il regroupe un maigre dossier autour de la disparition de son ami. Il est encore loin de trouver quoi que ce soit, les détectives se succédant sur l'affaire, mais il avance, petit à petit.

Sa famille : Un père d'origine vietnamienne et une mère avec qui il a très peu de contact (sauf pour le chèque qu'il leur envoie en début de mois et l'appel téléphonique qui s'en suit) ainsi que deux frères dont il n'a jamais été vraiment proche.


Votre pseudo : Tang
Age : 23 ans et toutes mes dents.
Depuis quand joues-tu sur les forums rps ? : Un moment.
Un petit mot sur toi ? : Je regarde actuellement "Billy l'exterminateur", c'est un gars habillé comme un biker qui cherche à chopper un renard sous la terrasse d'une famille dans un coin paumé. C'est classé comme documentaire… Quoi ? Je trouve que c'est très parlant, à propos de moi.
Comment as-tu découvert ce forum ? : Magiquement. Chess est (une sorte de champignon) magique.
Comment trouves-tu le forum (concept et graphisme) ? : Tu connais mon avis <3 Mais je préfère Twilight. (on peut pas se faire kicker, ici, si ?)
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Mathew Klhay
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MessageSujet: Re: Samuel E. Brooks   Mar 29 Jan - 23:12

Validé petite fougère, tu peux aller faire de la photosynthèse en toute sérénité (ou pas xD) !

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