Blood Diary
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 Andreï Hoovorst

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Andreï Hoovorst
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MessageSujet: Andreï Hoovorst   Mar 1 Fév - 23:06


Nom : Hoovorst
Prénom : Andreï
Surnom : Fane
Age : 27 ans (37 en réalité)
Race : Dhampire (25%)
Statut : Sans emploi
Sexualité : Ambi tendance Seme


Physique : Andreï fait dans les mètres 80 pour 72kg, un corps mince mais musclé, des muscles saillant au bras et aux jambes, sans gras. Il a des cheveux mi longs, châtains clairs qui blondissent au soleil, et qui rebiquent légèrement sur quelques mèches. Ses yeux d’un noir profond qui laissent rarement entrevoir la couleur café des iris. Son visage est fin, la mâchoire bien dessinée, des lèvres fines, légèrement charnues surmontées d’un nez droit quoique légèrement cassé au milieu. Ses mains sont noueuses mais fines et cachent une poigne bien plus ferme et féroce qu’on ne peut le soupçonner. Andreï fait partit des hommes qui cache bien leur force. Sur son corps l’on distingue quelques cicatrices qui ont refusées de partir au lavage du temps, souvenirs laissés par une vie rude.
Il se tient droit et son regard est froid, dur, parfois même un peu cruel voir hautain. Mais il peut aussi être plus doux et tendre (si, si, ça lui arrive de pas faire la gueule). Les sourires, certains diront qu’il ne sait pas ce que c’est car rares sont ceux qui ont vu un sourire large, épanouis et franc sur son visage. On ne peut pas dire de lui en le croisant dans la rue qu’on aurait envie de l’inviter à une fête pour mettre l’ambiance, ce que dégage Andreï est tout sauf de la joie mais plutôt quelqu’un avec un balai dans c**. Même si c’est loin d’être le cas d’ailleurs.
Gros fumeur, on le verra souvent la cigarette greffée aux lèvres ou aux doigts, l’odeur de tabac persistante sur lui.
Caractère : Au premier abord, Andreï est quelqu’un de froid, secret, qui ne s’étalera ni sur sa vie de famille, ni sur son passé. Il est capable d’être agréable, de tenir une conversation civilisée. Il sera calme, posé et plutôt facile à vivre pourvu qu’on le caresse dans le sens du poil et qu’on ne le taquine pas trop sur des sujets sensibles et donc personnel. A l’opposé, ça ne le dérangera pas d’être limite infecte avec ceux qu’il aura envie de pourrir. Mais ça sera rarement gratuitement, non, Andreï mord rarement sans raison même si ses motifs restent parfois bien obscures. Bref, en premier lieu, il peut autant être aimable et agréable qu’être une vraie pourriture. Il n'hésitera pas à aller aider quelqu'un qui est dans la panade, son passé et son caractère veulent ça. Malgré ces apparences, il n'est pas foncièrement mauvais, il est même plutôt à être très protecteur et à avoir le cœur sur la main, si on tend à le comprendre un peu. De par son passé, il est quelqu’un d’assez torturé, trop renfermé pour réussir à avoir des relations qui durent. D’ailleurs, il ne s’attache que très difficilement aux autres, il ne le souhaite pas et ce genre de chose l’effraie un peu même s’il ne se l’avouera jamais réellement.
En général, Andreï préféra pousser une bonne gueulante si jamais il tient un peu à vous et si vous lui avez fait peur, il a vécu assez de chose pour ne pas aimer les gens qui se laissent abattre ou qui s’apitoient sur leur sort. On le comprendra bien, il aime avoir le contrôle de la situation et dès qu’elle lui échappe, il fait tout pour remettre les choses en ordre, à sa manière, comme toujours. Malgré qu’il ait retrouvé la plupart de ses souvenirs, son amnésie ne s’est pas totalement envolée et il demeure encore quelques zones d’ombres que le roumain essaye de trouver et de déchiffrer par lui-même…

Goût du sang : Son sang est chaud et très nourrissant et si les premières lampées sont délicieuses dans un goût lla fois ferreux et sucré, son côté dhampire apporte par la suite une sorte de légère acidité saupoudré d'un soupçon de nicotine.
Autres : Andreï possède la bague familiale de la famille, c'est une chevalière avec une tête de loup qui a un rubis dans la gueule.


Dernière édition par Andreï Hoovorst le Ven 4 Fév - 3:57, édité 1 fois
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Andreï Hoovorst
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MessageSujet: Re: Andreï Hoovorst   Mer 2 Fév - 1:57


Son passé : [Roumanie, il y a quelques années]

C’était une belle journée de printemps, l’hiver rude commençait à quitter les plaines qui léchaient les Carpates dont la forêt luxuriante s’apercevait depuis le manoir des Hoovorst. La beauté florissante rappelait à chaque fois que sur ces terres à l’apparence morte et désolée, gardait toujours en son sein, une vie qui grouillait. Au manoir, les trois jeunes frères s’amusaient à leur jeu favori : cache-cache.

En général, c’était Andreï qui les cherchait, au début du moins car Marius, son frère aîné, l’y collait toujours et que comme il était plus fort et plus grand, le cadet devait finir par céder. C’était une habitude que le garçon avait pris et à laquelle il se plier sans trop broncher, même s’il aurait beaucoup aimé se cacher en premier. La bâtisse était vaste mais les enfants la connaissaient sur le bout des doigts, même Evan qui était pourtant le plus raisonnable des trois fils Hoovorst. Les parents les laissaient jouer, entre leur activité qu’eux-mêmes assuraient. L’éducation, les cours, la culture pour la mère qui en plus d’être la maîtresse de la maison, s’occupait donc de l’éducation des trois turbulent marmots. Cette femme était la seconde épouse de monsieur Hoovorst, la première étant décédée peu de temps après la naissance des jumeaux, il s’était bien vite amouraché de cette magnifique femme aux cheveux châtain qu’Andreï avait hérités.

Ce dernier, les bras pliés contre le mur, comptait donc pour laisser le temps aux deux autres de trouver la cachette idéale, à chaque fois, c’était un défi car les recoins étaient nombreux mais comme dit plus haut, ils les connaissaient tous par cœur. Une fois qu’il eut compté jusque cinquante, il se retourna et partit dans la maison en lâchant un petit soupir las. Ce n’était jamais le plus amusant d’écumer chaque pièce mais le petit y mettait son cœur, bien décidé à retrouver ses frères. Il parcouru les chambres d’abord, puis par celle des parents (même s’ils n’avaient pas le droit d’y entrer), puis il trotta dans la bibliothèque et dans les autres pièces de l’étage. Le grenier quant à lui, leur était inaccessible, il fallait pour ça allé chercher l’escabeau puis ouvrir la trappe avant d’en tirer l’échelle coulissante.

Durant ce genre de jeu, Evan était le plus facile à trouver, Andreï connaissait la plupart des cachettes qu’il aimait bien et puis à force, il connaissait bien son frère malgré son intelligence précoce. Contrairement à lui, Andreï fonctionnait toujours à l’instinct. Une fois en bas, il continua ses recherches, bondissant d’un coup en soulevant un coussin du canapé, leur petite taille permettait de bien se tasser au fond et de passer inaperçu. Finalement, il trouva Evan caché dans le gros coffre du salon qui ne devait pas être bien confortable vu le nombre d’objets qu’il y avait dedans.


—Tu deviens doué dis donc ! Je commençais à avoir mal…
—J’ai pas encore trouvé Marius… Il faut que je le cherche.


Andrei était bien déterminé et il le fit savoir en regardant Evan dans les yeux. Ils avaient les même, un noir profond qui ne laissait que rarement voir la couleur café de leur iris. Evan lui fit un sourire en coin avant de rigoler.

—Je me demande ce qu’il aura trouvé comme cachette cette fois ! Tu veux que je t’aide ?
—Non ! Je vais le trouver tout seul. Mais… tu peux me suivre si tu veux.


Andreï ne voulait pas être aidé, pas encore une fois. C’était une question d’honneur et le garçon ne voulait pas laisser à Marius l’occasion de se moquer encore de lui, car il n’en ratait pas une… Marius n’avait jamais pu l’accepter et il lui faisait savoir à chaque fois qu’il le pouvait et de manière cruelle si possible. Pourtant, Andreï avait cette volonté, cet espoir qu’un jour il puisse fermer la bouche de son frère et à son tour lui en faire baver. Entre cette guerre à l’apparence amusante pour des adultes, Evan restait souvent silencieux avant d’intervenir quand les deux allaient trop loin. Plus qu’une partie de cache-cache, c’était aussi un défi car Marius était le meilleur pour une raison à ce jeu : il allait dans les endroits qui leur étaient fortement interdits. C’est pour cela qu’une fois avoir fait toutes les pièces et qu’Evan, lassé, tenta de convaincre son cadet d’arrêter, Andreï s’entêta encore plus.

—Non je vais le trouver, il y a encore un endroit que je n’ai pas regardé…

Il se dirigea d’un pas sûr vers la porte qui menait à la cave, un des lieux déconseillés pour des enfants de leur âge. L’endroit était froid, humide, sentant fort le renfermé qu’une vieille demeure comme la-leur pouvait avoir.

—Non Andreï, on a pas le droit d’y aller ici.
—Raison de plus pour que Marius y soit, je suis sûr qu’il est là.


Il ouvrit la porte et vit la noirceur de l’endroit, la lumière semblait y entrer avec beaucoup de difficulté, comme aspirée par l’obscurité. D’un geste rapide, il alluma la lumière, dévoilant les murs étroits en pierre grossièrement taillée. C’était loin d’être rassurant, surtout dans un pays ou les monstres sanglants font partis du folklore. Mais il ne pouvait pas reculer alors malgré la peur qui le saisit, Andreï commença à descendre.

—Fane, descends pas là, soit plus intelligent que Marius pour une fois.
—…
—Faaaaane… Je vais le dire à papa.
—Et bien vas-y, je n’ai pas envie qu’il se moque de moi encore une fois ! T’es qu’un rapporteur !


Evan pinça ses lèvres, vexé et resta en haut des escaliers à hésiter et se balancer sur ses deux pieds tout en suivant son frère des yeux qui arriva en bas des marches… C’était à environ six ou sept mètres plus bas et Andreï disparu dans la cave familiale. Sans attendre un instant de plus, Evan alla trouver son père, sans savoir pourquoi, quelque chose lui tordait toujours un peu les tripes, là-dessous. Silencieux, le souffle court, Andreï continuait donc d’avancer dans la cave qui réunissait surtout les bouteilles de vins, quelques coffres et autres vieilleries poussiéreuses. Sans doute certaines auraient bien trouvé leur place dans un musée mais tout était entassé là comme de vulgaires vieilleries. Ses mains devinrent rapidement moites, essayant de chercher sous la lumière blafarde son frère, sursautant un peu au moindre bruit. Le garçon jetait régulièrement des coups d’œil inquiets derrière lui, parfois au plafond quand il avait l’impression qu’une ombre y bougeait… Il passa à côté d’une vieille armure dont la tête penchait sur le coté de manière peu naturelle s’il y avait eu un homme à l’intérieur…

—Marius ? T’es là ?

Parler le rassurait mais il avait tout aussi peur de faire du bruit que de ne pas en faire, qui sait, en parlant il n’entendrait peut-être pas la chose approcher pour l’égorger. Amusant comme ce genre d’anecdote fait sourire quand on a la raconte après mais Andreï avait tout sauf envie de rire, l’endroit était loin d’être rassurant et pourtant il continuait, Marius devait bien rire. Tapis dans un coin… Mais lequel ? Son cadet avait regardé partout et il s’arrêta, déglutissant tout en respirant l’air étouffant et rempli d’humidité. Et cette moiteur froide ne venait que d’un seul endroit qu’il n’avait pas encore exploré… Avec prudence, il s’approcha de la grille, à peine assez haute pour leur père, qui condamnait l’accès aux catacombes. C’était un vrai dédale sans fin, dieu seul savait jusqu’où il menait surtout qu’en plus d’avoir le risque de s’y perdre, il n’y avait aucune lumière, des endroits avec des trous sans fonds. C’était dangereux à tel point que leur père y avait mis une chaîne et un cadenas solide pour empêcher les enfants d’y aller pour jouer. Mais cette fois, la grille était entrouverte… Peut-être que ça avait été mal refermé, sans doute et Andreï n’eut plus le moindre doute, Marius serait sûrement là et il lui sauterait dessus pour lui faire une grosse frayeur. Ils remonteraient ensuite et tout serait fini. L’enfant entra donc, légèrement, tremblant, s’engouffrant dans cette obscurité qui sembla l’avaler tout entier, comme si elle était mue par une volonté propre et qu’elle dévorait chaque trait de lumière qui découpait la silhouette du garçon.

—Marius… ?

Sa voix s’était à peine élevée quand il entendit bouger sur le côté droit, il se tourna, s’attendant à ce que son frère lui saute dessus mais au lieu de ça, un bruit de métal qui racle le sol résonna bruyamment derrière lui. D’un bond, il se retourna avant de voir son aîné derrière la grille qui le regardait avec un large sourire. En voyant la tête de son frère, il éclata de rire.



—Tu devrais voir ta tête ! Ha ha ha !
—Marius ouvres-moi !!! C’est pas drôle !
—Non j’ai pas envie, et puis, c’est ta place ici… Pour les singes comme toi, derrière les barreaux c’est beaucoup mieux.


Andreï ouvrit la bouche pour répliquer avant d’entendre un bruit plus glauque venir du fond des catacombes. Il tenta de percer l’obscurité mais ce ne fut que le rire de Marius qui lui répondit.

—Marius, aller arrête maintenant ouvres-moi !
—Oh quoi ? On a peur dans le noir gros bébé ?


Les mains accrochées à la grille refermée, Marius le regardait d’un air narquois, moqueur, cruel malgré son jeune âge… Andreï comprit que son frère ne le détestait pas.

Il le haïssait. Andreï le révulsait et il lui faisait payer.


—Bon… je vais te laisser… Fais attention à ce que le monstre ne te mange pas…

Marius rit encore et recula alors que son cadet se mit à secouer la grille de toutes ses forces.

—Marius ! MARIUS ! OUVRES-MOI !

Un bruit de pas, Marius était partit, remonté à l’étage, en sécurité et Andreï lui était enfermé dans cette obscurité avec sa terreur qui grandissait. Elle le prit aux plus profonds de ses entrailles, longue, langoureuse et puissante, comme un poison qui se répand en un éclair. La respiration accélérée, il tenta une nouvelle fois d’ouvrir la porte, passant son bras à travers les barreaux avant qu’un râle ne retentissement derrière lui, à quelques mètres.

Il sursauta et fit volte-face, son coude se coinçant un instant ne lui tira même pas un cri de douleur tant la terreur le paralysait. Par réflexe, il se colla dos à la grille alors qu’il ne voyait que cette immense obscurité, sentant l’humidité et la moisissure qui lui prenait le nez et lui brûlait les poumons… Il entendit un frottement lent de quelque chose qui se déplaçait et qui poussait des râles mélangés à des cliquetis de gorge.

Tremblant, il essaya de voir, incapable de bouger, persuadé que s’il se retournait, il mourrait. Il cessa de respirer, sentant la présence de cette chose qui se mouvait dans sa direction, les larmes pointant à ses yeux qu’il ne put retenir bien longtemps. Il suppliait qu’on l’aide, sans prononcer le moindre souffle, priant pour qu’on vienne l’aider alors que dans la noirceur, il vit deux points brillants, passant furtivement dans la lumière blafarde de la cave. Des yeux qui le fixaient même s’il ne les voyait déjà plus, il entendait ces sortes de raclements sur le sol, comme des griffes qui tintaient la pierre et la griffait au passage.

Il allait mourir… Il le sentait, cette chose allait le dévorer, aller le massacrer de la plus violente des façons et il n’avait aucun moyen de s’enfuir alors que cette créature s’approchait. Il se doutait de ce que c’était mais il n’en avait jamais vu, juste entendu des choses… Sur les vampires qui oubliaient de se nourrir.

Elle n’était sans doute plus qu’à quelques mètres de lui, il commençait à deviner une légère silhouette, squelettique, vouté et aux membres difformes, qui se déplaçait de manière erratique. Andreï se colla un peu plus à la grille si c’était possible et alors qu’il se croyait perdu pour de bon, la porte s’ouvrit d’un coup, le faisant tomber contre les jambes de son père qui le saisit brutalement par le bras. Le garçon posa ses yeux terrifiés sur son père qui avait tôt fait de refermer la porte et avant même qu’il ait pu ouvrir la bouche, le vampire élevait déjà la voix.


—Qu’est-ce que tu fais là Andreï ?!

Sans voix, encore tremblant comme une feuille, Andreï se mit à pleurer sans même pouvoir se contrôler. Quand son père le tira à l’extérieur de la cave, le garçon n’osa pas regarder en arrière pour voir s’il y avait toujours la créature.

—Je vous avez formellement interdit d’aller là pourtant ! Voilà le résultat !

Son père était fou de rage et quand ils furent à nouveau dans le salon, malgré la colère noire de son paternelle, Andreï s’en sentit soulagé… Il n’était resté que quelques minutes en bas mais il avait l’impression que ça faisait des heures, des jours qu’il n’avait pas vu le salon rassurant de la maison. Leur père leur passa un savon monumental et à Marius aussi…

—Je peux savoir ce qui t’es passé par la tête ?
—Je pensais pas qu’il aurait si peur… C’était juste une blague.
—Marius, tu seras puni. Et vous deux aussi.


Evan poussa une plainte indignée et Andreï ne broncha pas, se contentant de regarder Marius une fois leur père partit… Ce dernier lui fit un horrible sourire hypocrite.

—Tu as eu de la chance cette fois, Fane…
—Marius arrête maintenant, on est punis à cause de toi.


Evan lui avait lancé un regard sévère mais Andreï n’avait rien dit… Il était incapable de se rendre compte de la situation et le soir, c’est l’esprit vide qu’il alla se coucher, fermant les yeux, revoyant cet être qui avait failli l’emporter, ses yeux qui avaient brillé l’espace d’un instant, comme ceux d’une bête. Il dormit très mal cette nuit-là, sursautant au moindre bruit, croyant que la créature était montée jusqu’ici… Sa mère, plus compatissante que leur père, vint le voir pour tenter de calmer ses frayeurs et bizarrement, elle ne lui fit aucun reproche, se contentant de le tranquilliser au mieux.

Le père quant à lui, était redescendu à la cave, munit d’une arme à feu gros calibre et le lendemain, cette histoire ne fut plus du tout abordée.
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Andreï Hoovorst
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MessageSujet: Re: Andreï Hoovorst   Ven 4 Fév - 3:03

Next Stage


S’il faut savoir une chose dans la famille Hoovorst, c’est qu’ il y avait une sorte de tradition et cette dernière était enseignée par le père vampire lui-même. Tout petit il avait appris progressivement à ses enfants le maniement d’une arme, la démonter, la remonter jusqu’à son nettoyage, pour que ça devienne un automatisme. S’en suivait l’apprentissage de la chasse. Tout ça n’était pas fait au hasard. Durant les années qui suivirent cet incident à la cave, Andreï continua d’apprendre, côtoyant les dhampires et les vampires, sachant que le sang leur était vital, contrairement aux humains. Mais l’avantage qu’il avait était qu’au moins il pouvait profiter du jour comme de la nuit ainsi que de la nourriture même s’il avait besoin de sang, moins que ses frères mais il en avait tout de même besoin. Sept centilitres cing pour être précis, prise quotidienne, comme tout dhampire, la proportion d’hémoglobine se déterminait au pourcentage de sang vampirique contenu dans le sang. Ainsi il était plus humain que vampire et ça lui convenait parfaitement. Avec le peu d’amis qu’ils avaient, les frères Hoovorst passaient pour trois jeunes hommes un peu turbulents. Avec Marius qui charriait toujours un peu Andreï mais personne ne savait, personne n’imaginait ce qui se déroulait en réalité. Plus d’une fois Andreï avait surpris à travers une porte mal fermée, des soupirs et des gémissements qui trahissaient une relation beaucoup trop intime entre les jumeaux mais il ne disait rien… Personne ne savait. Evan ayant découvert que son cadet était au courant, lui fit promettre de n’en parler à personne.

Et juste pour son frère, malgré la colère noire qui naissait au cœur d’Andreï, il tint parole.

C’était aussi une méthode comme une autre pour isoler une fois de plus le cadet et Marius le faisait exprès, le tourmentant dès qu’il en avait l’occasion, de manière de plus en plus sournoise et calculatrice. En grandissant cependant, les trois frères étaient voués à un avenir professionnel tout tracé, ils travailleraient comme leur père qui était en relation avec le gouvernement et le BIS local. Son talent et son expérience en ce qui concernait les vampires était plus qu’utile et ses fils avaient été éduqués afin de prendre la relève plus tard. Dès leur 18 ans, il été entré dans la police pour y suivre un entraînement de base avant de passer dans les forces spéciales. Andreï avait alors 20 ans quand il put aller en mission avec ses frères pour la première fois. Et cette fois-là, ayant fait ses preuves, ils furent affectés à une mission qui n’était pas des plus calme et dont il se souviendra encore longtemps. Ils devaient aller dans un coin précis des catacombes, en marge de la ville… Ils étaient quatre, les trois frères et un ancien du boulot.

Une fois dessous, il n’y avait plus qu’un fil qui courait au plafond et parsemées de manières irrégulière, des ampoules. Mais ça ne dura qu’un temps, bientôt, ils n’avaient plus que leur propres lampes pour les éclairer. L’aîné qui s’appelait Ciprian fit un petit geste sec de la main pour leur indiquer le tunnel à prendre, ou plutôt un boyau, comme ils les appelaient, ou les veines. Andreï tenait son fusil d’assaut à deux mains, l’index sur la gâchette, prêt à tiret au moindre mouvement suspect. Les muscles tendus, il avançait à pas de loup, comme ses frères. Evan avait le regard concentré, Marius lui semblait être parfaitement calme et avait même ce petit sourire sur le visage… Andreï s’attarda un peu sur lui, remarquant qu’il avait l’air particulièrement ravi d’être là, dans cet endroit glauque. Pendant longtemps, l’obscurité avait généré chez Andreï une source d’angoisse mais à force, il s’était endurci et quoi de mieux pour supporter sa peur que de l’affronter quotidiennement ? Il n’avait pas le choix, il était là, et il était un homme maintenant capable de se défendre contre les vampires devenus des monstres assoiffés de sang. D’ailleurs, Marius avait bien délié sa langue pour lui raconter ce qu’il avait vu, vrai ou pas. Malheureusement, les paroles penchaient sur le vrai, vu le regard noir que lui lançait Evan à chaque fois qu’il ouvrait sa bouche à ce sujet.

L’humidité de l’air se faisait sentir même à travers leurs uniformes, Andreï sentait sur ses mains cette fraîcheur typique aux souterrain et il avançait avec les autres, avec son équipe, ses frères… Chaque pas les emmenait un peu plus sur le terrain des bêtes à tuer. Puis ça commença, d’abord lointain puis se rapprochant petit à petit, les râles qu’ils avaient appris à reconnaître se firent entendre. Les raclements aussi s’intensifièrent alors que l’équipe faisait silence, braquant leur lumières fixées sur leurs fusils pour former un entonnoir de lumière, leur donnant une vue plus élargie. Quand enfin ils en virent un, les détonations retentirent aussitôt contre les parois, laissant les douilles vides chuter au sol. Les gros calibres qu’ils avaient leur permettaient de les blesser suffisamment pour les neutraliser. Les quatre hommes formaient un losange, Ciprian était derrière et assurait que la voie demeure libre pour une retraite éventuelle alors que les trois frères faisaient face. Andreï n’entendait plus que les râles et les détonations qui fusaient dans tous les sens car vu le boucan qu’ils faisaient, d’autres vampires rappliquaient déjà en masse.


—Ils sont trop nombreux ! Cria Evan pour couvrir le bruit, se détournant un instant avant d’abattre un autre vampire qui s’approchaient trop de lui.

Si seulement ils étaient lents… mais non, ces saletés voyaient leur force décuplée en plus de leur rapidité, il ne fallait pas hésiter. En flash, Andreï apercevait les corps difformes, les longs doigts pourvus de griffes, les corps bizarrement maigres se mouvoir avec une aisance particulièrement effroyable.

—Non on peut les avoir !

C’était Marius qui continuait de tirer comme un forcené, faisant mouche presque à chaque fois. Il semblait être parfaitement maître de lui arborant toujours ce sourire qui dégageait un plaisir, l’odeur de sang se mettant à envahir l’espèce d’embranchement où ils étaient. Parfois, Andreï entendait un corps chuter à un mètre à peine de lui, devinant que Ciprian n’était pas en reste et qu’il les protégeait aussi.

—Evan a raison on va pas y arriver il faut battre en retraite !

Il commença à reculer, tout en mitraillant à vue pendant qu’Andreï l’imitait, il vit Evan choper Marius au bras.

—Marius viens !
—Lâches-moi !


Il repoussa brutalement Evan d’un geste rapide et son frère tomba au sol, son arme lui échappant. Marius ne semblait même plus faire attention à lui et Andreï se précipita sur son frère pour l’aider à se relever.

—Marius déconnes pas on se replie !
—Dépêchez-vous !
Les pressa Ciprian.

Et il avait raison, car ils débarquaient maintenant une dizaine de vampires qui s’élançaient sur eu. Ils étaient des dhampires, c’était tout à fait acceptable comme proie et si elle n’était pas assez bonne, la démembrer serait tout aussi bien. Mais Evan n’avait pas la moindre envie de laisser son frère là, Andreï le savait et c’est pourquoi il le tira en arrière pour l’entraîner.


—Evan viens !

Pas qu’il voulait abandonner Marius malgré tout ce qu’il lui avait fait mais il avait l’air de ne plus les entendre et le jeune dhampire ne voulait pas qu’Evan y passe par sa faute. Son frère se dégagea d’un coup d’épaule et tenta une nouvelle fois de tirer Marius avec lui, lui faisant manquer son coup par la même occasion. Un vampire lui sauta aussitôt à la gorge. Après un grognement à cause de la chute, Marius se mit à hurler de rage tout en frappant le monstre qui l’avait mis à terre.

—MARIUS !

Andreï vit deux autres vampires se jeter sur son aîné et ferma les yeux avec force, un court instant. Il fallait qu’il fasse un choix… Il le devait.

Il tira Evan en arrière de toutes ses forces pour l’entraîner.

Ils ne pouvaient plus rien, ils étaient trop nombreux et eux pas assez… Andreï ne réfléchit pas plus, laissant Evan appeler son jumeau qui hurlait son prénom, criant qu’on ne pouvait pas le laisser là. Il était comme fou mais son cadet tint bon et il continua de le tirer tout en courant derrière Ciprian. Les cris de Marius résonnaient avec ceux des monstres dans la tête d’Andreï et quelques détonations retentirent au loin. Il entendait encore les créatures à leurs trousses, juste sur leurs pas : ils étaient pris en chasse.

C’est alors qu’une explosion se répercuta contre les parois du boyau et les plaquèrent durement au sol. Sonné par le souffle de souffle de l’explosion et les oreilles bourdonnantes, Andreï s’appuya sur ses mains écorchées pour se retourner et voir les pierres se mettre à s’effondrer en masse sur eux. Ecarquillant les yeux, les trois hommes se levèrent et se mirent à sprinter comme s’ils couraient le cent mètres, leur vie en dépendait après tout. Ils arrivèrent tout juste à la sortie, vers cette sortie, ce rai de lumière qui signifierait qu’ils étaient enfin sain et sauf.

Les pierres et l’entrée s’écroulèrent juste derrière eux dans un fracas assourdissant et les trois hommes se laissèrent plus ou moins tomber à genou sur le sol. Ils soufflaient à présent comme des bœufs, peinant à retrouver une respiration normale. Andreï avait les poumons en feu et se redressa s’appuyant sur ses genoux alors qu’il regardait l’entrée maintenant bouchée. Et Marius manquait à l’appel.

Cette réalité le frappa de plein fouet, tout comme la voix d’Evan qui poussa un hurlement de rage et de peine mêlés.

Après cet épisode, Marius fut déclaré mort et les obsèques eurent lieux une semaine après, ils enterraient un cercueil vide. Evan était sombre et renfermé, la culpabilité le rongeait et Andreï ne réalisait tout simplement pas ce qui se passait. Marius était mort… Lui qui n’avait pas cessé de le tourmenter depuis qu’il était né, lui qui l’avait enfermé dans les catacombes, tenté de le blesser plus d’une fois…

Il était mort à cause de son entêtement.

Andreï se retrouva seule à l’appartement avec son frère et le vide laissé par Marius se fit ressentir, tout était silencieux et pesant. Leurs supérieurs présentèrent la mort de leur frère comme un bénéfice… Il n’était pas mort en vain, il avait permis de bloquer cet accès aux vampires et avait par là-même, sauvé ses trois coéquipiers.

C’était un héros.

Et tout le monde sembla oublier à quel point il pouvait être cruel et aussi à quel point il aimait être dans ces lieux sombres que tout le monde redoutait.

Andreï le savait et n’oubliait pas. Et même si la mort de ce dernier le secouait, il ne se sentait pas aussi triste qu’un frère aurait dû l’être. Ce qui l’inquiétait à ce moment-là, c’était Evan qui semblait s’être renfermé sur lui-même et n’avait, pendant un temps, pas voulu qu’Andrei vienne avec lui en mission ou même qu’il continue ce métier. Mais il était impensable pour le cadet de le laisser seul dans ce genre d’endroit. Avec tout ça, ils eurent droit au suivit psychologique qui va avec ce genre de ‘traumatisme’, Surtout qu’Evan, même s’il n’en disait rien, était persuadé que son frère était encore en vie alors qu’il n’y avait aucune chance pour qu’il s’en sorte vivant de là… Andreï le savait parfaitement.


—Tu l’as vu comme moi, ils étaient plusieurs sur lui et il y a eu l’éboulement… Si les vampires ne l’ont pas tué alors l’éboulement l’aura fait. Tu le sais comme moi Evan, ils ont envoyé une sonde et les galeries sont bouchées sur un kilomètre à la ronde.
—Je le sais parfaitement Andreï, j’étais là quand nos supérieurs nous l’ont dit je te le rappelle.
—Je sais bien seulement… Tu sembles continuer de croire qu’il est…
—Je sais ! J’y peux rien, je le sens, c’est tout… Je ne saurais même pas me l’expliquer à moi-même…


Suite à cette conversation, Andreï n’aborda plus le sujet… Trop sensible, trop dur pour son frère qu’il se contenta de surveiller et de protéger en silence. C’était ainsi et les semaines devinrent des mois, et si Evan semblait avoir plus ou moins accepté cette disparition, le cadet ne savait que trop bien ce qu’il en était en réalité : Evan ne démordait pas son idée que Marius était toujours en vie.

Pourtant avec le temps qui passe, on apprend en général à se résoudre, les doutes s’estompent et on oublie petit à petit, on pense que c’est bon. Un jour, Andreï rentrait d’une petite sortie avec un ami et doucement, il poussa la porte d’entrée puis retira son manteau tout en enlevant ses chaussures avec ses pieds. Il accrocha et poussa le tout contre le mur avec les autres paires de chaussures qui traînaient… Une paire manquait. Il alla dans le salon tout en se massant un poignet un peu douloureux, ressentant des picotement dans ses poumons, il n’aimait pas ce silence trop pesant à son goût.


—Evan ?

Un appel, juste un mais il n’y eu jamais de réponse en retour. Evan était partit sans rien dire à personne, pas même à son frère.


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Andreï Hoovorst
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MessageSujet: Re: Andreï Hoovorst   Ven 4 Fév - 3:38

Andreï était allé voir les collègues, les amis, leur supérieur mais rien… Personne ne savait où était passé Evan ni ce qu’il avait en tête. Tous sauf Andreï qui, lorsqu’on lui demanda s’il avait remarqué quelque chose d’inhabituel chez son frère, répondit qu’il ne savait rien… Pas question de leur dire qu’il était sûrement parti à la recherche de Marius. Mais l’inquiétude gagnait les entrailles du roumain. Seul dans l’appartement, assit sur le canapé, Andreï avait les coudes posés sur ses cuisses et s’appuyait le front sur ses poignets, les yeux fermés. Il réfléchissait à toute allure à un plan pour retrouver Evan car si la perte de Marius ne l’avait pas réellement affecté, Evan était une autre affaire. Durant trois semaines jour pour jour, Andreï chercha son frère, retournant sur les lieux sans dire un mot, disparaissant comme Evan l’avait fait. Plus rien ne comptait plus que son frère, pas même son père, pas même sa mère, ses collègues, ses amis ou ses amants. Comme il le faisait depuis tout petit, Andreï suivait son instinct, comme lors des parties de cache-cache et il se souvenait de l’ambiance qu’il y avait eu ce jour-là où il avait été enfermé dans les catacombes, c’était la même… Cependant il n’avait plus aussi peur, ce n’était pas la même terreur : celle-ci ne le paralysait plus. Tout ce qui comptait c’était d’avancer, de trouver enfin un second souffle, un répit. Il était donc retourné aux catacombes lui aussi mais à une autre ouverture. Ça n’était pas la plus proche mais c’était la meilleure à ses yeux. Alors il s’était engouffré là-dedans, seul avec ses armes et son attirail pour pallier contre une quelconque agression. A force d’aller là-dedans, il avait eu le temps de voir pas mal de choses pour s’en sortir, le pensait-il.

Et puis il arriva à un embranchement, devant choisir entre le boyau qui continuait sur la droite et celui de gauche qui s’enfonçait un peu profondément dans ce labyrinthe immense. Comme à la cave familiale, l’air était froid et humide, avec une odeur forte de renfermé. Doucement, prudemment, il s’engagea dans le tunnel de gauche et quand il croisait un vampire il l’égorgeait avec son couteau ontario. C’était plus rapide, plus simple et surtout plus silencieux… Alors petit à petit, il était recouvert du sang de ces monstres qu’il tuait de sang-froid.

Tout le monde dans le métier savait que ça n’était que de simples personnes comme eux qui n’avaient simplement pas eu de chance, qui finissaient par mourir de faim et se transformer en ces monstres qu’il assassinait maintenant comme des bêtes. Peut-être avait-il déjà tué bon nombre de père ou de mère de famille, ou encore des fils et des filles… Sous terre, ces choses n’avaient plus aucune importance, il était juste question de vivre ou de mourir.

Finalement, le boyau déboucha dans une espèce d’immense cavité dont il devinait les stalactites et les stalagmites qui formaient des colonnes par endroits. Andreï fit plusieurs mètres à pas de loup avant d’apercevoir une masse sombre par terre qui lui fit mettre le fusil d’assaut à l’épaule, pliant les genoux tout en s’avançant. Puis, petit à petit, il discerna un corps et quand il reconnut enfin Evan, il abaissa son arme pour se précipiter sur lui. Sans un mot, il le retourna, le regard rempli d’inquiétude qui ne fit que s’accentuer en le voyant couvert de sang… Etait-ce le sien ? Sûrement… mais il n’était pas mort, son frère sembla sortir de sa torpeur pour poser ses yeux sombres sur ceux de son frère cadet, le visage livide.


—T’en fais pas Evan, je vais te sortir de là…

Evan remua faiblement les lèvres tandis qu’il agrippait Andreï de sa main.

—…piège…, murmura son frère, les lèvres et les dents tachées de sang mais Andreï n’écouta rien, commençant déjà à essayer de voir si Evan était blessé. La première chose qu’il vérifia fut le cou et il vit tout de suite la morsure, deux trous d’où suintait encore le peu de sang qu’il lui restait. D’un mouvement vif, il reporta son regard sur son frère, anxieux, avant de s’activer pour les sortir de là.

—Qui t’as fait ça ?
—Ma… Ma…


Les sourcils d’Evan se froncèrent tandis qu’il essayait de parler avec difficulté, son regard se figea un instant juste au-dessus de l’épaule de son frère qui se retourna aussitôt pour voir une ombre. Sans avoir le temps de réagir, il se prit un violent coup à la tempe qui le fit chuter sur le côté. S’en suivit un ricanement bas, malsain qu’il aurait reconnu entre mille. Pendant qu’il se relevait pour braquer vivement son fusil d’assaut sur son assaillant, son agresseur se mit à parler.

—Ah… Fane, ça fait si longtemps…

La lumière était braquée sur le visage pâle de Marius dont l’éternel sourire décorait ses lèvres cruelles.

—Marius… Comment est-ce possible ?!

Un autre rire s’échappa de sa gorge et il fit un pas en avant.

—Bouges-pas ! Menaça Andreï qui resserra sa prise sur l’arme, le regard méfiant alors qu’il tentait de comprendre comment il pouvait être là.

Marius s’arrêta et sans cesser de sourire et soupira d’un air blasé.


—Moi qui pensais que tu serais heureux de me revoir… Je suis vraiment déçu Fane.
—La ferme ! Qu’est-ce que t’as fait à Evan ?!
—Ah Evan…


Le visage de l’aîné se durcit soudainement.

—Il était si heureux de me retrouver… Il m’a cherché longtemps et finalement, j’ai pu lui donner signe de vie, tu étais tout le temps-là, derrière ses fesses. Tu es vraiment agaçant Fane, tu sais.
—Donne-moi une bonne raison de pas te trouer la peau…


Les lèvres s’étirèrent et à travers il rit encore, dévoilant des canines plus longues que dans le souvenir d’Andreï.

—Evan va mourir d’ici quelques minutes… Et je suis le seul à pouvoir le sauver… Parce que tu vois, je ne suis plus tout à fait le même qu’avant.

La réalité frappa Andreï de plein fouet et il se retint d’appuyer sur la gâchette pour plomber son frère…

—C’est toi qui lui a fait ça… !
—Je lui ai rendu service…
—T’es qu’une ordure !


Lentement, Marius fit un pas de côté, puis un autre, conservant la distance qui les séparait tandis qu’il s’approchait du corps d’Evan. Serrant les dents, Andreï ajuta le viseur à son œil, prêt à tirer.

—T’approche pas de lui !
—Allons allons… Tu sais que je peux le sauver… Il suffit que je lui donne mon sang… Ainsi il sera à nouveau là… Ce n’est pas ce que tu veux ?


Il n’y eut aucune réponse, juste une hésitation qui ne dura que quelques secondes mais c’était suffisant pour Marius qui arbora son éternel sourire. Il s’abaissat avec précaution auprès d’Evan dont il suréleva un peu la tête avec sa main et posa l’autre sur la joue.

—Hein tu ne veux pas mourir Evan ?

Ignorant l’arme pointée sur lui, il se pencha sur les lèvres de son frère et tendit l’oreille avant de relever ses yeux sur son cadet.

—Il veut que je le transforme…
—La ferme !
Beugla Andreï qui ne savait plus quoi penser, plus quoi faire… Il voulait tuer Marius autant qu’il voulait sauver Evan seulement s’il tuait Marius, Evan mourrait… Et il était impensable d’abattre son frère de sang-froid.

Il était dans une impasse.

Un ricanement retentit encore tandis que Marius sortait un couteau et d’un geste sec, s’entailla les veines du poignet. Puis il laissa le liquide rouge tomber un peu sur les lèvres d’Evan et lui colla finalement le poignet contre les lèvres. Andreï plissa les yeux avant de détourner carrément le visage de cette scène… Il ne pouvait pas voir ça… Evan, transformé de cette façon, dans un endroit pareil, contre sa volonté… Mais il ne faisait rien contre ça, il laissa Marius faire, jusqu’à ce qu’Evan se mette à boire au poignet, suçant le liquide vitale avant de prendre une grosse goulée d’air douloureuse.


—Aller maintenant recule ! Ordonna Andreï qui s’approcha de Marius jusqu’à ce que le canon froid touche la tempe.
—Andreï… Tu commences vraiment à être agaçant… J’ai donné mon sang à Evan, tu m’as vu faire non ? Tu pourrais me faire confiance pour une fois…


Durant une seconde à peine, Andreï relâcha son attention et Marius en profita pour dévier le canon et se jeter sur lui avant de le poignarder dans la foulée. Le dhampire poussa un cri de douleur avant de se reculer. Marius ne lui laissa pas de répit et fondit à nouveau sur lui, il était plus rapide qu’avant et son entrainement tout aussi régulier que celui d’Andreï ne mettait pas ce dernier en bonne posture…

S’enchaînèrent les esquives, les coups, les droites qui s’écrasaient sur les mâchoires, Andreï titubant pendant que le sang s’écoulait de la plaie, trempant son débardeur qu’il portait dessous. Il reçut un coup de genou dessus, le pliant en deux avant de foncer lui-même sur Marius, épaule en avant et dans un cri de rage, il chevaucha Marius pour lui assener plusieurs coups de poings au visage. Aucun des deux ne parlait, ça n’était que grognement de douleur et violence. Pour se défendre, le vampire chercha la plaie avant d’y enfoncer deux doigts pour se mettre à les y enfoncer, comme s’il voulait y mettre le poing. Andrei ne pensait plus, il devait juste survivre, la douleur trompait ses sens et sa logique. Le goût du sang dans la bouche qui teintait ses lèvres, il abattit encore une fois son poing sur Marius, lui fracassant le nez pour qu’il arrête cette torture.

Dans un grognement de rage, Marius bascula Andreï pour inverser les rôles. Il découvrit les dents longues et les plongea sur la carotide. C’est là qu’une ombre les surplomba et que Marius fut éjecté d’un coup de pied, roulant sur quelques mètres. Il cracha, les narines dilatées puis se releva d’un bond, le souffle accéléré.

Evan s’était relevé, encore transpirant de sa toute récente transformation.


—T’es allé beaucoup trop loin Marius…
—Allons Evan… Tu sais…


Il remua les lèvres avant de projeter un cracha sanguinolent, le liquide carmin s’écoulait de son nez qu’il essuya grossièrement. Puis, doucement, il sortit un beretta de sa veste dont il posa le canon sur sa mâchoire.

—… Si j’ai fait ça, c’est pour ton bien, pour qu’on soit ensemble tous les deux comme on l’a toujours été, comme on l’était avant que ‘lui’ ne vienne au monde… Mais je vois que tu me laisse pas le choix.

Il tira.

Evan s’écroula et Andreï fonça sans réfléchir plus longtemps sur Marius, et lui rentra dedans de plein fouet. Le choc fut si violent qu’il continua de faire quelques pas avant d’enchaîner les coups, Marius répliquant pendant qu’ils s’approchaient dangereusement du précipice qui était derrière eux. C’était un combat à mort et Andreï n’entendait même plus Evan leur gueuler après alors qu’il tentait de se relever, la blessure par balle à la cuisse lui donnait du fil à retordre mais il arriva à leur hauteur pour séparer les deux furies. C’était un méli-mélo de bras et de poings serrées qui s’abattaient là où ils pouvaient, tout allait vite et en un instant, Marius perdit l’équilibre.

Il y eut un instant perdu dans le temps où tout sembla se faire au ralentit avant que Marius ne tombe finalement dans le gouffre sombre, disparaissant en un clin d’œil. A bout de souffle, Andreï peinait à retrouver une respiration normale. Ce n’est que lorsque Evan se laissa tomber par terre en gémissant qu’Andreï reprit un peu ses esprits… Il venait littéralement de tuer son frère et l’autre était mal en point.


—Faut que tu m’aides… J’y arriverai pas tout seul…

Tel un automate, Andreï récupéra son fusil d’assaut qui les éclairait, étirant les ombres sur les parois de la cavité, puis il attrapa son frère bras dessus bras dessous pour l’aider à marcher.

—J’ai tué…
—Tais-toi… Faut juste qu’on sorte de là, on verra le reste plus tard.


Marchant au ralentit, les deux frères commencèrent alors à marcher et Andreï ne put s’empêcher de demander à Evan pourquoi… Pourquoi tout ça… Et ce qu’il s’était passé. Evan lui raconta, lui expliqua ce qu’il savait et au fil des pas, Andreï n’en croyait pas ses oreilles… Tout ça n’était qu’une machination… Ils n’étaient que des pions, rien de plus et rien de moins… Et pendant qu’ils parlaient, ils oublièrent presque là où ils étaient, que l’endroit n’était toujours pas sûr et qu’il y traînaient encore des vampires assoiffés qui rôdaient

Ils furent encerclés, incapables de réussir à se défendre contre ces créatures qui ne craignaient pas de mourir pour avoir un peu de sang… Andreï finit à terre, entrevoyant son frère qui subissait le même sort…

Ce fut le trou noir après ça. Finalement, cette fois-ci, il n’arriverait pas à sortir de la cave, son père ne viendrait pas les sauver comme il l’avait fait il y a des années… Il ne verrait plus le salon rassurant avec Evan et Marius, il ne verrait plus rien, plus rien du tout.

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Andreï Hoovorst
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MessageSujet: Re: Andreï Hoovorst   Ven 4 Fév - 3:48

Andreï s’était réveillé dans un lit d’hôpital, complètement à la masse avec en prime, un mal de crâne qui lui donnait l’impression qu’on lui pilonnait le crâne à coup de cross. Une infirmière s’était dépêchée d’aller chercher le médecin qui le bombarda aussitôt de question alors qu’il n’avait qu’une envie : lui foutre son poing dans la gueule et lui dire de la fermer. Il répondit donc par des grognements et des réponses marmonnées à peine audible, avant qu’il ne lui foute une lumière dans la gueule.

Et le poing était partit, réflexe.

Suite à ce petit excès, le médecin jugea que les réflexes du dhampire était excellent, voir même un peu trop… Mais tant pis… Après ça, le médecin se mit à lui poser d’autres questions.


—Comment vous vous appelez ?
—Andreï… Hoovorst…
, marmonna-t-il en se massant le crâne, peine perdue.
—Qui est votre famille ?
—Vous me faites suer avec vos questions, j’ai mal au crâne.
—Je sais que c’est difficile mais vous avez reçu un choc important alors…


Un choc… ? Andreï resta interdit alors qu’il se rendait compte qu’il ne se rappelait de rien… Il cligna des yeux rapidement, sentant au fond de lui que c’était important, qu’il devait se rappeler…

—Monsieur Hoovorst ? Répondez à ma question.
—Mon père s’appelle Ivan Hoovorst et ma mère Camelia… Et j’ai deux frères aussi… Marius et Evan.


Un silence suivit sa phrase et il tourna son visage vers le médecin qui le fixait d’une manière qui ne lui plut pas du tout.

—Et que font vos frères ? Je veux dire, leur métier…

Andreï n’aimait pas cette sensation qui naissait au creux de ses entrailles, un malaise lourd l’envahit mais il lutta contre.

—On travaille ensemble dans le corps B17 de la police…
—Monsieur Hoovorst, vous savez quel jour nous sommes ?
—On est…


Il soupira, tenta de faire abstraction du troupeau de buffle qui lui passait entre les deux oreilles, puis il déglutit et répondit :

—On est… En avril… ?
—Nous sommes en septembre, monsieur Hoovorst… Vous ne vous rappelez pas de ce qui s’est passé ?


A peine le choc encaissé que l’autre lui bavait déjà une autre question… Il en avait marre et son impatience était accrue avec la douleur lancinante qui lui vrillait le crâne.

—Où sont mes frères ?
—Ils sont décédés monsieur Hoovorst… Et ça fait déjà deux ans pour votre frère Marius apparemment…
—Pardon ?


Les pensées s’entrechoquaient dans sa tête et quand la douleur fut trop forte, il perdit connaissance. A son réveil, il put tenter de remettre de l’ordre du mieux qu’il put, et son supérieur vint le voir pour prendre de ses nouvelles avec son père. Il ne se souvenait plus de rien… pas même de la mort de Marius, ni de ses circonstances… On lui avait dit que son frère était mort au court d’une mission, tué par un vampire pariât… C’étaient des hommes en noir qui lui avait dit ça et ça s’était arrêté là. On le retira de sa fonction, estimant que son choc était trop grand pour qu’il puisse reprendre son travail d’origine et que pour la peine, on le collait en retraite anticipée… Déjà qu’avaler tout ça était plus que dur, on lui retirait même son boulot pour lequel on l’avait formé toute sa vie. Mais soit, au fond ça l’arrangeait car les six mois qu’il venait de passer à roupiller n’avaient pas aidé pour sa forme physique. Il allait devoir s’en remettre, reprendre le sport, petit à petit.

Et c’est ce qu’il fit, tout en cherchant à trouver les réponses dans ce grand espace noir qui était né dans son esprit. Ce blanc dans sa vie s’était étendu sur une dizaine d’année. Il n’avait que des flashs inutiles de la vie quotidienne… Rien de plus. Il ne se rappelait plus que dans ses recherches pour retrouver Marius, Evan avait fouiné trop loin, bien trop loin et que ce qu’il savait était devenu trop gênant pour le laisser en vie.

Il était toujours dans ce même appartement qu’il avait autrefois partagé avec ses frères et finalement, quand il en eu assez, il décida de changer d’air… De partir, de recommencer ailleurs. Il n’était plus qu’un dhampire inutile qui n’avait plus qu’à retrouver sa mémoire… Mais pas trop vite, l’éloigner serait bien et les supérieurs de son supérieurs l’aidèrent dans sa démarche pour déménager, une histoire d’indemnités pour avoir fidèlement servit son pays pendant quatorze ans. Au moins Andreï n’avait pas eu à débourser un copeck pour traverser l’Océan et aller s’installer aux Etats-Unis à Midnights, ville qui avait retenu son attention.





Sa famille :
- Père : Ivan, vit toujours à la demeure familiale mais n'en a plus pour très longtemps
- Mère : Camélia, vit avec Ivan au manoir.
- Evan : décédé
- Marius : décédé


Votre pseudo : Chester
Age : 25 ans
Depuis quand joues-tu sur les forums rps ? : longtemps
Comment trouves-tu le forum (concept et graphisme) ? : cornemuse.
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MessageSujet: Re: Andreï Hoovorst   Ven 4 Fév - 3:52

J'aime bien qu'un homme soit cornemuse.

RHAAA ça c'est d'la bombe d'histoire, je valide avec plaisir, et j'ai hâte de te mettre ton furet entre les pattes!

J'ai adoré, vraiment. Tout est parfait <3

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MessageSujet: Re: Andreï Hoovorst   

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