Blood Diary
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 Heredote Rilley

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Heredote Rilley
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Messages : 69
Date d'inscription : 07/02/2011

MessageSujet: Heredote Rilley   Lun 7 Fév - 23:29


Nom : Rilley
Prénom : Heredote
Surnom : Heree
Age : 28 ans
Race : 100% Humain
Statut : Homme à tout réparer
Sexualité : Ambi


Physique : Heredote n’a pas tout à fait l’apparence qu’on attendrait d’un mécanicien. Il n’a pas vraiment de gros bras pleins de muscles, à son détriment, pas non plus de cheveux rasés et de bleu de travail. Pour autant, il n’a rien de raffiné. Ses cheveux sont peut-être longs, mais la plupart du temps, ils sont secs, rêches, attachés en une queue de cheval basse pour ne pas le gêner dans son travail. Heredote ne se maquille pas plus qu’il ne prend soin de lui. Le matin, c’est la première tenue du placard enfilée, et il s’en va travailler en sifflotant. Il se garde tout de même de ne pas atteindre extrême limite, et fait ce qu'il faut pour être suffisamment propre et présentable dehors.

Il sait pourtant être élégant. Pour sortir, il lui arrive de prendre soin de lui. Ses longs cheveux roux se révèlent alors brillants, une fois la couche de poussière tombée, et il sait abuser du charme de ses yeux verts, qu’il use avec une extrême modération, les occasions étant limitées.
Son nez est fin, ses joues un peu creusées, lui donnant pour un rien un air maladif. Des taches de rousseur parsèment son visage ainsi que ses bras et son torse. Ses oreilles sont percées de trois trous à gauche et deux à droite, dans lesquels il porte généralement de petits anneaux en argent.

L'anglais ne porte pas plus de soin à ses tenues qu'il n'en porte à lui-même. Elles sont en bon état, parce qu'il ne supporterait pas d'avoir l'air d'un clochard, mais ses vêtements sont ternes, et sans aucune considération esthétique. Ils sont simples, voilà tout. Sa garde robe se compose de jeans et de pantalons solides, ainsi que de hauts de toutes sortes, du moment qu'ils sont pratiques. On notera tout de même sa gavroche, qu'il ne quitte que rarement. Enfin, comme pour sa propre apparence, Heredote réserve quelques tenues pour les grandes occasions, autrement dit les soirées drague qui sont ses principales sorties.


Caractère : 6 choses sur moi.


    « Heredote, j'aimerais que tu restes encore un peu à la maison. »
    → « Mais je m'en fous de toi, t'as compris? J'm'en fous. Comme du reste. »
    Heredote est quelqu'un de relativement détaché vis à vis d'à peu près tout. Il est du genre à prendre les choses comme elles viennent, sans chercher d'où elles viennent, ce qu'elles lui apportent, ce qu'elles lui ôtent. Voyager pendant des années en tant qu'auto-stoppeur lui a forgé cette mentalité.

    « Mais.. je me disais, Monsieur Rilley, vous auriez quand même pu changer ce joint là aussi... »
    → « Je fais mon boulot, m'en demande pas plus. »
    En revanche, il est relativement appliqué, lorsqu'il fait quelque chose. Son travail, il le fait bien, ou du mieux qu'il sait le faire, ayant appris sur le tas. Et il a horreur qu'on critique ce qu'il fait, parce que d'après lui, même si c'est payé, c'est avant tout un service, qu'il fait avec application quand on ne l'ennuie pas.

    « Vous auriez pas une petite pièce s'il vous plait? »
    → « Eh connard, tu crois que mon argent à moi, il tombe direct du cul de Dieu? »
    Qu'on se le dise, Heredote ne fait pas dans la dentelle, particulièrement lorsqu'on le harponne sans raison. Mais c'est aussi valable le reste du temps. Il est devenu plutôt grossier depuis qu'il est parti aux Etats-Unis. De même, il ne tient pas sa langue dans sa poche. Si quelque chose ne lui plait pas, il le dit. Si quelqu'un ne lui plait pas, il le dit aussi. Ce trait de caractère a tendance à lui apporter plus d'ennuis que d'amis, mais il ne changera pas sur ce point.
    En revanche, sur lui, Heredote est moins bavard. Il raconte volontiers une part de sa vie, et pourtant, il sait rester relativement discret sur sa personne. Heredote n'aime pas tellement s'étaler sur lui-même, à cela il préfère balancer à tout va ce qu'il pense.

    « Non, tes frères ne sont pas là aujourd'hui, Heredote. »
    → « Allez papaaa, fais pas l'con et passe moi Nikki. Force-le s'il ne veut pas. »
    Il y a une chose pourtant pour laquelle Heredote se sent extrêmement concerné : ses frères ainsi que ses parents. S'il ne les a pas vus depuis son départ aux Etats Unis (A part Ianis, parti en vacances une semaine chez lui), il ne manque pas de les appeler chaque semaine pour prendre de leurs nouvelles. Il ne manque pas non plus de demander régulièrement à parler à Nikki, sans avoir eu la chance de pouvoir le faire jusqu'à présent.

    « Si vous n'y arrivez pas, c'est pas grave, on fera appel à une entreprise. C'est un peu compliqué cette installation. »
    → « Et si je vous ai dit oui, c'est que j'y arriverais. »
    Heredote est peut-être détaché, il n'en est pas moins quelqu'un d'extrêmement acharné. Il laisse courir les choses qui n'ont pas d'importance, mais si une idée vient se nicher dans son crane, il est hors de question qu'il la laisse filer. Lorsqu'il veut faire quelque chose, il se débrouille pour le faire, quitte à y passer du temps, et à y dépenser une énergie considérable. Lorsqu'il veut quelque chose, il l'obtient généralement, quels qu'en soient les moyens. La seule chose qu'il n'ait pas encore réussie à faire malgré son acharnement, c'est d'avoir des nouvelles directes de son frère cadet. Mais il continue à y travailler.
    Par dessus le marché, monsieur est susceptible, ce qui rend double son acharnement, si ce sont ses compétences que l'on met en doute. Il n'aime pas que l'on doute de lui, et aime encore moins douter que l'on doute de lui. Il supporte également très mal les critiques.

    « Heredote, t'es sur que tu veux pas rester? »
    → « Si je te dis non, c'est non. »
    … Ou alors peut-être est-ce un oui caché. Il a tendance à dire la vérité, mais comme beaucoup, Heredote aime aussi se faire courir après, se faire supplier, en bref, se faire désirer et aimer. Ce qui n'empêche pas que la plupart du temps, un non soit un non définitif. Heredote change rarement d'avis, a moins qu'un revirement de situation urgent ne s'impose.


Appliqué, acharné, souvent agressif dans ses paroles, Heredote ressemble parfois à une boule d'énergie brute. Il est difficile à apprivoiser s'il n'y met pas lui-même du sien. Pourtant, le rouquin ne donne pas toujours de fil à retordre. En le brossant dans le sens du poil, on peut réussir à faire d'Herée quelqu'un d'agréable, suffisamment pour apprécier sa compagnie.

Goût du sang : Le sang d'Heredote est âpre, rugueux sur la langue, sans aucune nuance sucrée, mais avec un arrière goût amer, et une teinte de fer. Il n'a laissé qu'une fois un vampire se servir à la source, et s'en souvient encore avec dégout. Depuis, hors de question que quelqu'un touche à son sang, il lui appartient, et les vampires n'ont qu'à se nourrir avec les poches artificielles. Heredote n'a jamais touché à du sang de vampire, qu'il considère comme de la saloperie.




Son passé :

Quelque part non loin de San Francisco, Il y a sept ans.

« Mais qu'est ce que je fous, dans cette putain de bagnole? »

Heredote mastiquait un cure-dent élimé, répétant encore et encore la même phrase dans sa tête. A ses yeux, il n'avait pas mérité de tomber en panne sèche dans la voiture d'un mec au pif, non loin d'une station service, la nuit-même de son arrivée à San Francisco.

« Qu'est-ce que je fais ici? »

C'était son leitmotiv depuis quelques semaines. Depuis qu'il s'était envolé pour les Etats-Unis, il errait de ville en ville, sans but ni destination, prenant toutes les opportunités qui se présentaient. Aujourd'hui, il s'était engagé dans une voiture, et n'avait compris qu'après que l'homme l'avait assimilé à un prostitué. Et il avait haussé les épaules en le comprenant.

Bah, il gagnerait un peu d'argent. Mais là, assis dans la voiture pendant que son futur client poussait la voiture, il commençait sévèrement à le regretter.

Il tapota des doigts sur la poignée de porte, pesant les pour et les contres de sa présence ici, maintenant, dans cette voiture plutôt confortable bien que sentant un peu l'oignon frit. Et sans prévenir, il chopa son sac à dos et son sac de couchage, seuls compagnons longue durée de son voyage, et ouvrit la portière.

« Hééé, mais qu'est-ce que? »

« Vas-te faire foutre ailleurs, connard. Je veux pas de ta bite. »

Heredote et la subtilité, c'était parfois une longue histoire d'amour. Autant dire que le jeune homme ne mâchait pas ses mots. Il balança son sac sur son dos et s'enfuit en courant. Aucune chance que son client ne le rattrape, avec une voiture dans les bras. De toute manière, il n'avait rien volé, sinon quelques kilomètres qui l'avaient mené au milieu de nulle part et des paroles en l'air.

Quelques minutes de marche plus tard, le long d'une route bordée de quelques maisons modèle, toutes équipées jardin-piscine-parking, sa phrase lui revint en tête.

« Mais bordel de merde, qu'est ce que je fais ici? »

Cette fois-ci, il pouvait se permettre de parler à voix haute. Il aurait aussi bien pu crier, sans que ça n'ait le moindre effet. C'était la nuit, et il n'y avait pas un passant dans cette rue entièrement dédiée à l'automobile.
Ne restait donc qu'une seule solution : prier pour qu'une voiture passe, et prier pour que cette voiture l'emmène. Par chance, il ne fallut pas bien longtemps pour que des phares éclairent la route... et qu'il voit passer un couple avec deux enfants à l'arrière. Non, ça ne serait pas eux. Ce ne fut pas non plus l'ambulance qui passa à toute vitesse, manquant de faire voler son sac, ni la troisième voiture dont il ne put voir le visage du conducteur.

Mais une vieille 4x4 et ses occupant, un homme d'une cinquantaine d'années à l'allure plutôt sympathique, et son berger allemand à l'arrière, finirent par s'arrêter au bord de la route.

« Tu veux quoi? »

Heredote se pencha par la fenêtre, criant plus qu'il ne parlait pour couvrir le bruit du moteur.

« Je veux juste partir de ce trou paumé. C'est tout. »

« Alors monte, n'aie crainte. Moi c'est Jan »

Le garçon ouvrit la portière pour se placer à ses côtés. Non, il n'avait pas de crainte.

L'homme les amena dans son appartement, un petit deux pièces au centre d'une ville complètement inconnue pour Heredote.

« Et toi, tu veux quoi? Pourquoi t'as accepté de me prendre? »

Demanda finalement le jeune homme, une fois arrivé dans l'appartement de Jan et assis dans son canapé. L'homme haussa les épaules.

« De toute manière, t'étais sur ma route. J'aimerais savoir ce qui t'as amené là bas, c'est tout. »

Heredote leva un sourcil, dubitatif.

« C'est tout? Mais qu'est-ce que ça peut te faire, ce que je faisait dans ce trou? »

Jan sourit en s'asseyant à côté de lui, déposant un grand verre d'eau sur la table basse.

« Ca m'intéresse, c'est tout. J'aime bien les histoires. »

« Très bien, si ça t'intéresse. Mais c'est une longue histoire qui n'intéressera que moi. »

Il regarda ses ongles avec intérêt et prit le verre d'eau dans ses bras.

« Peu importe, raconte ! »

Heredote soupira, et s'installa plus confortablement dans le canapé. S'il n'aimait pas tellement parler de lui, et encore moins depuis ses séances chez le psychologue, il pouvait tout de même s'estimer heureux. Jan ne lui demandait pas de coucher avec lui -du moins pas encore- et son appartement était plutôt agréable.

« Je suis arrivé dans ce trou dont je ne connais pas le nom parce que je faisais du stop, exactement comme lorsque tu m'as pris. Un gars m'a accepté dans sa voiture, on a roulé quelques kilomètres, et on est tombés en panne. Je me suis cassé à ce moment là, et j'ai marché jusqu'à là où tu m'as trouvé. C'est tout. »

Et il haussa les épaules en reposant son verre d'eau. Non, son histoire n'avait rien d'intéressant. Ni de drôle d'ailleurs. Alors pourquoi Jan riait?

« C'est tout? Et tu crois que je vais me contenter de ça? Et pourquoi tu faisais du stop? Pourquoi t'es là, avec un sac à dos et un duvet? »

« Ca, c'est une histoire encore plus longue, tu risquerais de t'ennuyer. Fait froid, t'aurais pas une couverture? »

« Alors une couverture, contre ton histoire longue. »

Finalement, cet homme lui plaisait plutôt bien. Heredote sourit et accepta d'un geste de la tête. Après tout, ce n'était qu'une histoire. Il s'empara de la grosse couette que lui avait apportée Jan pour s'emmitoufler dedans.

« Je suis arrivé aux Etats-Unis il y a onze mois à peu près, parce que j'ai plus ou moins été mis dehors. Je suis venu ici parce que c'est un continent qui m'attirait, et que quitte à partir loin, autant ne pas faire les choses à moitié. Et puis, il faut bien le dire, ça m'arrangeait de ne pas avoir la barrière de la langue.

Et c'est une fois ici que je me suis demandé ce que j'avais fait, pour quelle raison j'étais venu. Je crois que si j'avais eu l'argent pour, je serais rentré à la maison, et j'aurais imploré le pardon pour retourner à la maison. Mais j'avais tout juste un peu d'argent de poche pour manger et me débrouiller.

J'ai atterri à New-York. Ca fait une petite trotte, jusqu'ici. Et jusqu'à présent, je me suis débrouillé sans travailler, sans trop d'argent et sans voiture. »


« Tu te prostitues? Tu vends ton sang? »

Jan le regarda avec un regard sévère, auquel Heredote répondit par un sourire sincère.

« Non, jusqu'ici, j'ai jamais baisé pour du fric. Et j'ai pas l'intention de le faire. Et mon sang j'le garde. Si t'attends ça de moi, j'vais devoir partir. »

« Ce n'est absolument pas ce que j'attends de toi. »

« Alors tant mieux. J'ai failli... ce soir. La voiture dans laquelle je suis montée, c'était un mec qui cherchait une pute. Mais j'me suis barré quand on est tombés en panne, ça m'a bien arrangé. J'ai pas envie de me prostituer, par éthique. C'est de l'argent facile, mais ça m'plait pas.

Je suis donc arrivé il y a onze mois, et j'ai voyagé jusqu'à présent. J'ai été hébergé, à droite, à gauche, chez des gens comme toi qui ont accepté de m'offrir un lit. Et le reste du temps, j'ai dormi dehors, d'où le sac de couchage.

Il m'en est arrivé, des choses, en onze mois. Je crois avoir vu plus que je n'avais vu depuis ma naissance. Je suis arrivé chez une femme sur le point d'accoucher, et je l'ai vue mettre au monde son enfant. Je suis resté un mois chez elle, et puis je suis reparti, parce que l'envie de voir autre chose m'a repris. Ce n'était pas ma famille, je n'avais pas envie de m'y attacher. »


Heredote s'interrompit un instant, souriant, pensant à ce mois de bonheur auprès de Joel et Neith, les deux heureux parents qu'il avaient assistés.

« Mais ils m'ont donné des nouvelles récemment. »

Il sortit de sa poche un téléphone loin d'être dernier cri.

« C'est aussi à ça que ça sert, d'avoir un peu d'argent. Je suis resté en contact avec quelques personnes que j'ai croisées en chemin, et avoir de leurs nouvelles est un grand plaisir.

J'ai atterri chez beaucoup d'hommes célibataires aussi, avec ou sans enfants. L'un des hommes, lorsque je lui ai proposé mon aide, m'a envoyé chez son père. Alors j'ai même logé chez des personnes âgées. J'ai rencontré un mec qui jonglait dans un cirque, et qui m'a initié à son art. S'il me l'avait permis, je crois que je serais resté chez lui.. définitivement. Mais ce n'est pas toujours moi qui décide de partir.

J'ai aussi atterri chez des fous, chez des personnes dangereuses que j'ai fui du mieux que je l'ai pu. Des vampires qui voulaient de mon sang, des mecs qui voulaient mon cul, des simple connards, j'ai vu de tout.

Et me voilà, au bout de onze mois, ici, chez toi, dans une ville dont je ne connais même pas le nom. Si tu le permets, je resterais chez toi quelques temps, et je t'aiderais pour ce que tu veux. »


Jan prit un air songeur, avant de rétorquer :

« On réfléchira à ça plus tard. Tu ne m'as pas dit pourquoi tu avais quitté ta famille. »

Pendant ce temps, le vagabond avait plongé son nez dans son verre d'eau. Il leva les yeux sans enlever le verre, regardant Jan d'un air gêné.

« Hé bien.. à Durham, j'ai trois frères, Ianis et Nikitas, qui sont plus jeunes, et Tobias, qui est un peu plus âgé que moi. On est... enfin on était très très proches, surtout Nikki, Ian et moi, Tobi est un peu plus distant.

Mon père a toujours trouvé que ça n'était pas normal, que nous devions d'avantage nous ouvrir aux autres, et arrêter d'être toujours ensemble. Avant de partir, je ne pouvais pas dormir sans Ian dans ma chambre.

Un an avant que je parte, Nikki s'est trouvé un copain. Il a progressivement cessé de dormir dans ma chambre, il ne voulait plus rien qu'on fasse en commun sans que Sam soit là. Et c'était Sam par ci, Sam par là, tout le temps. Il perturbait tout ce qu'on faisait jusqu'à là.

J'en ai parlé plusieurs fois avec Nikki, de manière légère d'abord, et puis en insistant de plus en plus. Lui, il s'en foutait qu'on s'éloigne, il avait Sam. Moi je ne voulais pas qu'il jette tout en l'air juste pour un mec.

Et il n'a rien voulu entendre. Il disait faire des efforts, mais je n'en ai vu aucun. Il a essayé de moins me parler de Sam, mais ça ne changeait rien, il était toujours aussi présent.

Étant donné que Nikki ne voulait rien entendre, et que Sam commençait à me détester, j'ai essayé de lui faire comprendre à lui qu'il fallait qu'il s'éloigne de mon frère. Qu'il pouvait le voir, mais moins régulièrement, en me laissant du temps avec lui. Sam n'a rien voulu entendre non plus.

Finalement, je suis passé à l'étape suivante, et je me suis laissé emporter. J'ai pourri la vie de Sam, en le harcelant au téléphone par de faux numéros, en inscrivant son mail partout, en le harcelant. Une nuit, j'ai piqué le double des clés de chez Sam, que Nikki avait, et je suis rentré chez lui pour tout mettre sans dessus dessous. Je ne lui ai rien volé, ce n'était pas le but. Mais j'ai tout mis par terre, j'ai tout renversé. Le but, c'était juste de lui faire péter un câble, qu'il finisse par avoir envie de finir sa relation avec Nikki.

Je suis allé faire faire un double de ses clés discrètement, et j'ai attendu un moment, pour qu'il oublie, avant de recommencer. Je suis à nouveau rentré chez lui, j'ai collé des menaces sur ses murs, je voulais lui faire peur. Le lendemain, il changeait ses serrures, je n'ai plus pu entrer chez lui.

Je lui ai fait changer son numéro de téléphone par deux fois, changer son mail, déménager. Et il restait avec Nikki cet abruti, il restait avec lui. A croire qu'il n'avait pas compris que ces menaces émanaient de moi. C'est vrai, pour ce qui est de son appartement, je ne lui ai laissé aucun indice pour me soupçonner. Et pendant un moment, il se croyait menacé par moi à cause de Nikki, mais aussi par un inconnu, pour une raison qu'il ignorait.
J'avais presque atteint mon but. Petit à petit, il est devenu parano, presque fou, et je pense qu'un peu plus aurait fini par lasser Nikki. Régulièrement, lorsqu'il venait, je me débrouillais pour mettre ses affaires en bordel, lacer ses chaussures, planquer ses vêtements. Parfois, je lui servais des choses plus vraiment bonnes, ou des choses qu'il n'aimait pas. Comme je savais qu'il n'aimait pas le fromage de chèvre, j'en ai mis dans un plat, et lui ai assuré que ce n'en était pas pour qu'il le mange.

Ce que je ne savais pas vraiment, ou peut-être l'avais-je oublié, c'est qu'il était allergique... sérieusement allergique. Il a fini à l'hôpital par ma faute. Nikki m'en a voulu, et après coup, je peux le comprendre. Je me suis fait gronder, un peu plus fort que d'habitude, et je n'en ai pas tenu compte.

C'est lorsqu'il a fini à l'hôpital pour la deuxième fois, après une intoxication médicamenteuse, que les choses ont réellement mal tourné. Pour toute la famille, sa tentative de suicide était de ma faute. Même Ian et Tobi étaient de cet avis, et commençaient à m'en vouloir. »


Heredote se mit à jouer avec son portable, enlevant et remettant la coque de protection.

« Je suis parti, un peu poussé par mes parents qui n'en pouvaient plus de mon comportement. Entre temps, j'étais allé voir un psy. Ils m'y avaient envoyé plusieurs fois, parce que j'étais trop proche de mes frères, et que mon comportement était pour eux anormal. Mais ça n'a rien donné. Je n'aimais pas tellement lui parler, et ses conseils étaient inutiles.

Ils m'ont poussé dehors, alors je suis parti, voilà tout. Je les ai appelés à mon arrivée ici, lorsque j'ai acheté mon portable, pour leur donner mon numéro. Histoire qu'on reste en contact quand même. Et je n'ai pas eu de nouvelles depuis. »


Il avait les yeux dans le vague, un peu humides sans que des larmes ne coulent. Jan ne disait rien.

« Tu me prends pour un fou, c'est ça? »

Jan avait effectivement un air inquiet, grave.

« Pas vraiment. Ça aurait pu mal tourner et être grave, et tu as eu de la chance que ça ne soit pas le cas. Ton frère est toujours avec Sam? »

« J'sais pas, j'ai pas eu de nouvelles j't'ai dit. »

« Peut-être qu'il l'est toujours. S'ils sont ensemble malgré toutes les épreuves que tu leur as fait subir, il faut croire qu'ils sont bien ensemble. Tu n'es sans doute pas fou Heredote, tu as l'énergie de la jeunesse, et l'emportement qui va avec. Il faut juste savoir se contrôler parfois. »

« Mouais... je peux rester ici alors? »


Deux semaines s'écoulèrent avant qu'Heredote ne reprenne la route. Jan avait refusé qu'il l'aide pour quoi que ce soit, jugeant qu'Heredote lui apportait déjà un peu de compagnie.

~~~~
Midnights, il y a quatre ans.

« Tu sais, ta ville me plait bien. Je crois que je vais m'installer ici. »

Il regardait avec sincérité celui dont il caressait la main. Ariel se mit à rire.

« Toi, t'installer quelque part? T'es sur la route depuis quoi? Toujours? »

Heredote lâcha sa main et se renfrogna.

« J'en ai marre de voyager. J'ai l'impression d'avoir tout vu d'ici, et qu'il ne peut plus rien m'arriver de bien. J'ai envie de m'installer maintenant. J'ai vu des villes, j'en ai vu tout plein. J'ai vu des appartements, du confort, des voitures. Et moi, qu'est ce que j'ai? Rien. »

« T'as ta liberté Heree. T'as le monde devant toi, tu peux faire ce que tu en veux. Je t'envie moi. J'aimerais avoir le courage de faire ce que tu fais. »

Ce n'était pas la première fois qu'on lui disait ça. Heredote ne prenait plus ça pour un compliment, depuis le temps. Au départ, ça lui faisait plaisir, et puis ça avait fini par se lasser. Ils étaient nombreux à lui dire qu'ils rêvaient de faire comme lui, et pourtant, aucun d'entre ceux qu'il avait vus ne le feraient. Personne n'osait se lancer et tout abandonner. Était-ce vraiment une chance d'avoir eu l'opportunité de faire ça?

« Bah fais-le, si t'en as les couilles. Personne t'en empêche, t'es grand maintenant, tes parents n'ont plus rien à dire. On a qu'a échanger, je prends ton appart, ton travail, et je te donnes mon sac à dos et mon duvet. Tu veux? »

« Ben... »Immédiatement, le visage d'Ariel changea. Évidemment, comme les autres, il ne voulait pas réellement. Il ne faisait que l'envier, sans réellement avoir l'envie de se lancer dans une telle expérience. Ce qui permit à Heree de renchaîner.

« Tu vois, tu veux pas non plus. J'peux comprendre. »

Il détacha la chaîne qui ornait son cou pour jouer avec et l'enrouler entre ses doigts.

« Moi j'arrête. J'ai besoin de m'poser. Et ça sera ici. »

« Ici... » Ariel le regarda du coin de l'oeil.

« Pas chez toi, t'en fais pas va. J'vais m'trouver un boulot, et j'aurais mon appart', à moi. Et j'achèterais un canapé, un vrai. Comme ça, les gens comme moi pourront s'asseoir dedans. T'en fais pas. »

Il donna une tape affective à Ariel et se leva, l'air décidé. Aujourd'hui, il chercherait un boulot, n'importe quel boulot. Juste de quoi signer un bail et avoir son appartement à lui.

« Ah, tu verras pas d'inconvénients à ce que j'donne ton adresse, dans un premier temps? Faut une adresse pour avoir un boulot, et faut un boulot pour avoir une adresse. Je vais encore avoir besoin de toi. »

Il lui adressa un grand sourire désolé et s'en alla en claquant la porte, son sac sur le dos. Ariel était quelqu'un au grand cœur, il accepterait de le loger encore, tant qu'Heree en aurait besoin.

Heredote l'avait rencontré de manière un peu inhabituelle pour lui. Non pas en faisant du stop, mais en prenant un bus, au sein même de la ville. Ariel s'était assis à côté de lui faute de place ailleurs, et l'anglais en avait profité pour lancer la conversation.
C'était quelqu'un de serviable, qu'Heree aimait bien, même si beaucoup de choses les opposaient. Ariel était étudiant dans une grande école, et était resté très proche de ses parents et de sa famille, à la différence de l'anglais qui le regrettait.
Néanmoins, il passait régulièrement des coups de fil à ses parents et à ses frères, et les nouvelles qui venaient étaient bonnes. Seul Nikki refusait encore de lui adresser la parole, et il ne savait rien de lui.

~~~~
Trois mois plus tard, Midnights

« Ariel, j'ai trouvé! »

Il poussa la porte de l'appartement en grand, son contrat de travail dans les bras. Son hôte le salua d'un geste de la tête.

« Pour de vrai cette fois? »

Le papier s'agita sous le nez d'Ariel.

« Ouais, pour de vrai. C'est une boite de merde, et je la quitterais dans quelques mois. Mais j'ai un putain de boulot! »

Ariel n'avait jamais encore vu Heree aussi heureux, et ça lui fit presque plaisir à lui aussi. Entre temps, il s'était un peu habitué à la présence de son squatteur. Heree aussi aimait bien cet appartement, il aimait bien son colocataire, un peu plus que bien d'ailleurs, ce qui l'avait poussé à rester là pendant quelques temps. Il lui sauta au coup.

Mais son appartement... l'occasion était trop belle.

~~~~

Deux mois plus tard, Midnights.

Heredote avait encore attendu ces quelques semaines avant de s'installer. Le temps de gagner son salaire, de mettre de côté un peu d'argent parce que les meubles, ça ne s'achète pas tout seul, et que lui, il n'avait rien.

Son déménagement ne fut pas excessivement fatiguant. Monter un sac à dos et un sac de couchage, ça ne tue pas un homme. Il acheta la plupart de ses meubles à un ami d'Ariel qui partait étudier à l'étranger, et s'offrit un seul et mérité luxe : un canapé. Pas les plus luxueux, mais un canapé 3 places, suffisamment confortable pour qu'on n'ait plus envie de se relever, une fois dedans.

Ariel reparti chez lui, l'anglais s'assit dans son bien aimé canapé et regarda par la fenêtre. La vue n'était pas remarquable, mais on avait vu pire. Il avait face à lui la façade d'un grand immeuble de bureaux, type années 60, présentant un monotone alignement de fenêtres et de poteaux de béton. En se penchant, on voyait quelques toits de la ville, des arbres. Et surtout, on voyait le soleil, le soir. Un pigeon vint se poser sur le rebord de la fenêtre.

« Et maintenant, qu'est ce qu'on va faire? »

Heredote ne s'était pas retrouvé réellement seul depuis des années, sans s'être attaché à personne. A présent, il prenait sa solitude en plein dans la face. Il ne connaissait qu'Ariel dans cette ville, qui n'allait pas tarder à faire lui-même un semestre à l'étranger.

Quelle idée avait-il eu de s'installer aussi loin? Pourquoi ne pas être retourné auprès de sa famille, là bas, sur le vieux continent? Après tout ce temps, les tensions avaient presque disparu. Ils l'auraient sans doute accepté à nouveau. Et il aurait revu Nikki, dont il n'avait toujours aucune nouvelle.

La fierté n'y était sans doute pas pour rien. Ça avait été un coup très difficile pour Herée de se sentir jeté, et même s'il n'en avait rien montré ou presque, il l'avait très mal pris. Aujourd'hui encore, ça restait coincé quelque part comme une boule dans sa gorge. Retourner au pays, les bras chargés d'excuses? Jamais.

~~~~
Il y a un an, Midnights

Ah, le bonheur d'enfin quitter son ancien métier. Ce n'est pas qu'Heredote détestait ça, être caissier, mais il souhaitait être indépendant, enfin. De nouveau.
Il choisit de faire ce qu'il savait le mieux faire : des petits travaux, et de se spécialiser en plomberie, parce qu'on a toujours un tuyau à faire réparer. Clientèle de Midnights visée : les moins débrouillards de la classe moyenne. Ceux qui recherchent quelqu'un qui sache faire un peu tout à peu près bien, sans excellence en quelque domaine, et pour pas trop cher. Quelqu'un qui puisse réparer un évier, une fuite dans les toilettes, une machine à laver, ou même poser une étagère ou repeindre le plafond, sans avoir à contacter une entreprise spécialisée qui facture plus cher le déplacement qu'Heredote ne facture les travaux.

L'avantage des gens qui emploient des travailleurs comme Heredote, c'est qu'ils ont souvent des amis qui ont aussi besoin de petits travaux. Le bouche à oreilles fonctionne bien. Il commença par des mots dans des boites aux lettres des alentours, et d'un peu plus loin. Et les clients affluèrent, nombreux par moments, moins nombreux à d'autres moments. Toujours assez pour que l'anglais puisse payer son loyer et sa nourriture.

Pour ne pas être complètement dans l'illégalité, il se rangea officiellement sous le métier de plombier indépendant à domicile, ce qui ne l'empêche pas de faire nombre d'autres tâches.

Ariel parti à l'étranger il y a deux ans, et Heree n'eut plus aucune nouvelle de lui depuis. Mais il a tout de même quelques amis ou connaissances, rencontrées par-ci par-là. Et quelques conquêtes aussi, pêchées essentiellement dans les bars de la ville. L'avantage de ces endroits, c'est qu'ils regorgent de gens très différents, mais mus par un même but : trouver quelqu'un avec qui partager sa vie l'espace de quelques heures, de quelques jours ou même de quelques semaines.
De quoi largement contenter Heredote, qui n'a jamais été à la recherche d'une âme soeur. Vivre sans attache est sa principale doctrine.

Sa famille : Ses trois frères : Tobias (3 ans de plus), Nikitas (2 ans de moins), Ianis (4 ans de moins)
Ses parents : Liam et Diane, deux humains, tous deux restés en Angleterre


Votre pseudo : Lyc
Age : 22 ans
Depuis quand joues-tu sur les forums rps ? : 7 ans
Comment trouves-tu le forum (concept et graphisme) ? : Je m'y plais bien =)

J'ai adapté la fiche d'Heree au mieux pour qu'il colle à ici (oui j'ai hâte de le jouer), j'espère que ça ira =)


Dernière édition par Heredote Rilley le Mar 8 Fév - 0:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Heredote Rilley   Mar 8 Fév - 0:33

Alors, deux petites choses, bien que le forum soit yaoi only, les femmes sont là et bien là =) en pnj.

Et un grossesse chez un homme reste possible mais... Pour reprendre Mat, ça ne se fait pas "tranquillou" xD C'est césarienne, ouvrage de bide et tout l'toutim.

Juste pour pinailler, parce que de toute façon ta fiche est bonne, rien à changer.

Validé!

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MessageSujet: Re: Heredote Rilley   Mar 8 Fév - 0:41

Mierda, j'ai oublié de changer ça, je vais modifier x)

Merci =)

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MessageSujet: Re: Heredote Rilley   Mar 8 Fév - 0:55

Santa mierda?

X3
Ça fait plaisir de te voir ici ♥ ton psycho préféré suivra.

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